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YozoneLittérature Critiques Jeunesse

Tant Que Nous Sommes Vivants
Anne-Laure Bondoux
Gallimard Jeunesse, roman initiatique, 297 pages, septembre 2014, 15€

Anne-Laure Bondoux amène son lecteur dans un univers sombre où un royaume sur le déclin ne perdure que grâce à quelques usines d’armement qui soutiennent l’effort d’une guerre si lointaine que les ouvriers n’en entendent pas vraiment parler.


Des ouvriers qui se relayent 24h/24 dans une ville sombre et poussiéreuse. C’est dans ce décor sans espoir que Bo, un jeune forgeron, débarque en ville. Entre lui et Hama, c’est le coup de foudre. Un amour qui va illuminer la ville jusqu’à ce qu’un malheur s’abatte sur l’usine et que le jeune couple ne soit forcé de fuir.

A partir de ce moment-là, Anne-Laure Bondoux va faire suivre au lecteur toutes les péripéties des jeunes gens dans un style très particulier. L’écriture est fluide mais un certain détachement s’opère dès le début du récit. Impossible de dire si il s’agit d’un choix de l’auteure ou non, mais le lecteur pourrait avoir l’impression qu’on lui refuse l’immersion dans l’histoire, comme un voile maintenu entre eux et nous. La sensation est difficile à définir, ce qui s’en rapproche le plus est peut-être l’impression d’entendre conter une histoire, au coin du feu, par un conteur professionnel, mais non impliqué. Cela rend la première partie du livre longue et potentiellement rébarbative. La seconde partie est plus directe comme si, avec l’arrivée de l’enfant du couple au premier plan de l’histoire, le lecteur avait enfin trouvé le conteur originel.
Difficile d’en dire plus sans tout dévoiler, mais le retour aux sources effectué dans la deuxième partie du roman a certainement une portée métaphysique ou psychologique quelconque, malheureusement il est fort probable qu’à ce moment-là, le lecteur ait déjà décroché et que la portée du livre lui soit passé totalement au-dessus de la tête. La pointe de fantastique qui vient pimenter cette même seconde partie ne changera pas le petit-goût d’inachevé qui s’échappe de cette lecture, surtout que l’utilité de cette part de magie est vraiment loin d’être évidente. Par ailleurs, on ne connaît ni les tenants, ni les aboutissements de l’histoire, il s’agit seulement de suivre les tribulations d’un couple et l’évolution de leur relation entre eux et avec cet enfant un peu spécial.

L’auteure peut être douée avec les mots (et il est vrai qu’Anne-Laure Bondoux donne parfois l’impression de faire dans la poésie), un livre, un bon livre, est avant tout une alchimie entre les mots, les émotions et le lecteur. Et quand l’alchimie n’est pas là, le livre ne fonctionne pas comme il devrait. Il peut bien y avoir tous les meilleurs messages du monde, on passe à côté. C’est vraiment la sensation que l’on pourrait avoir avec « Tant Que Nous Sommes Vivants ». Tout est là, et de qualité, mais l’émotion manque cruellement, c’est dommage, surtout de la part d’une auteure qui a fait ses preuves. Après, cela peut aussi juste être une absence de feeling entre l’auteure et le lecteur.


Titre : Tant Que Nous Sommes Vivants (2014)
Auteur : Anne-Laure Bondoux
Couverture : Hélène Druvert
Éditeur : Gallimard
Collection : Jeunesse
Site Internet : page roman (site éditeur)
Pages : 297
Format (en cm) : 15,5 x 22,5 x 2,3
Dépôt légal : septembre 2014
ISBN : 9782070653799
Prix : 15 €




Emmanuelle Mounier
16 avril 2016







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