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Samurai (T10) Ririko
Di Giorgio, Genêt et Mormile
Soleil

Sur une route de campagne, un voyageur rencontre un drôle de couple : un homme armé de sabres, peu loquace et semblant plus s’intéresser aux insectes ambiants qu’à ses compagnons de route. D’un autre côté, il y a la jeune femme qui l’accompagne et qui semble un peu lasse de son attitude. Quand des brigands s’attaquent soudain à eux, Takeo reste comme cloîtré dans son mutisme, ne réagissant pas à temps pour éviter un coup de sabre et le vol de son balluchon. Ils ne doivent la vie sauve qu’à l’intervention d’une jeune fille et de son énorme chien. Ririko habite dans le village voisin avec son oncle qui tient une maison d’hôte. Une bonne occasion pour Takeo de soigner sa blessure. Ririko s’avère être une jeune fille pleine de surprises. Elle est particulièrement douée dans l’art de la sculpture en terre, mais elle préfère passer son temps dans le dojo du village pour devenir un bretteur hors pairs. Malheureusement, ses performances ne sont pas à la hauteur de ses espoirs.


Takeo se fait embaucher dans le dojo comme homme à tout faire, ou plutôt comme larbin de service. En observant l’entrainement des jeunes élèves, le samouraï comprend vite que la pauvre Ririko n’a pas de don pour le combat. Trop tendre, la jeune fille se fait régulièrement humilier par les autres combattants. Ses chances de battre le champion du Dojo, une brute épaisse jouant plus sur sa force que sur ses talents de bretteur, sont quasiment nulles, et tout ce que la jeune fille ramène du dojo, ce sont des bleus. Mais quand le maître du dojo demande à Ririko de délivrer un curieux colis à une de ses connaissances, Takeo se méfie des intentions du maître. Pourquoi utilise-t-il Ririko pour une mission aussi banale ? Par prudence, Takeo décide de suivre la jeune fille afin d’éviter toute mauvaise surprise. Surtout que le maître l’a sèchement remis à sa place quand il proposa d’effectuer lui-même la livraison. Son instinct ne le trompe jamais et cette fois encore, Takeo fait bien de le suivre.

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Ce tome 10 marque un nouveau tournant dans la vie de Takeo. Notre cher ronin reprend la route sans véritable but. Le tome 9 s’était avéré très riche, trop riche, nous envoyant en pleine figure tous les secrets sur le bannissement des parents de notre héros. Mais découvrir la vérité n’a pas résolu les problèmes de notre héros qui se retrouve revenu à son point de départ. Si cela peut paraître une vraie désillusion pour Takeo, c’est bien au contraire une bénédiction pour le lecteur car Jean-François Di Giorgio renoue avec le style de scénario qui fait toute la richesse de “Samurai”. Car finalement, les errances de Takeo dans ce Japon médiéval s’avèrent plus intéressantes que sa lutte pour laver le nom de ses parents. Les personnages qu’il rencontre ont tous de quoi attirer le lecteur, éveillant sa curiosité et créant un attachement pour ces inconnus qui ne font que passer dans la vie de Takeo.

Car des personnage comme Ririko n’influencent pas vraiment le destin de notre héros, bien au contraire, c’est Takeo qui influe largement sur la vie de tous ces personnages secondaires. Rapidement, le lecteur comprend que la pauvre Ririko n’est pas faite pour apprendre l’art de la guerre. La jeune fille est bien trop innocente et s’épanouit en réalité dans ses sculptures. Toutefois, à la différence des autres tomes, Takeo ne cherche pas à utiliser son talent de samouraï, bien au contraire. Son inertie face à ses agresseurs en début de tome est même surprenant, montrant à quel point le ronin a besoin de retrouver un sens à sa vie. Ririko, sans devenir son apprentie, va lui donner une raison de se battre. Car Takeo n’en reste pas moins un défenseur de la justice, ce côté très manichéen du personnage qui refuse de renier les principes du bushido et n’intervenant que lorsque cela devient nécessaire. L’histoire de la statuette qui nous est présentée sur les premières planches en devient anecdotique, n’étant finalement qu’un prétexte pour que Takeo reprenne la voie du samouraï.

Ce tome 10 marque aussi le départ de Frédéric Genêt, ce dernier nous offrant uniquement une nouvelle sublime couverture. Cristina Momille prend donc le relais pour ce nouvel arc de la série. La dessinatrice s’était déjà confrontée à l’univers de la saga en dessinant le spin-off, Samurai Légendes. Elle s’attaque cette fois à la série originale et s’en sort plutôt bien. Son style graphique est très proche de celui de Frédéric Genet, ce qui permet au lecteur de ne pas être trop désorienté par le changement de dessinateur. De plus, Delphine Rieu continue son excellent travail sur la colorisation du tome, aidant pour beaucoup à permettre une transition en douceur. Il faut avouer que la colorisation de Delphine Rieu est un atout d’importance pour la série.

“Samurai” se relance avec un bon tome 10, qui ne nous a pas encore révélé le nouveau fil rouge de Jean-François Di Giorgio. Mais Takeo ne devrait pas trouver tout de suite le bonheur, malheuremement pour lui.


(T10) Ririko
- Série : Samurai
- Scénario  : Jean-François Di Giorgio
- Dessin : Cristina Mormile
- Couverture : Frédéric Genêt
- Couleurs : Delphine Rieu
- Éditeur : Soleil
- Dépôt légal : 4 novembre 2015
- Pagination : 48 pages couleurs
- Numéro ISBN : 978-2-302-04861-4
- Prix public : 14,50 €


A lire sur la Yozone :
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Samurai (T9) Ogomo

Samurai Légendes (T1) Furiko


© Editions Soleil - Tous droits réservés



Frédéric Leray
23 décembre 2015







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