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Etrange vie de Nobody Owens (L’) (T1)
Neil Gaiman, P. Craig Russel, Tony Harris, Scott Hampton, Galen Shownan, Jill Thompson, Stephen B.Scott
Delcourt

Les contes de Neil Gaiman ont toujours cette qualité incroyable de rendre le fantastique empli d’humanité. Non, ne croyez pas qu’il s’agit ici de naïveté ou de simplicité car la cruauté est également partie prenante des récits de ce géant de l’imaginaire. Mais l’horreur n’est pas toujours où on la voit, surtout avec Gaiman. Souvent, elle est bel et bien propriété des hommes.
L’adaptation de “The Graveyard” par P. Craig Russel commence dans l’horreur, dans la ville endormie.


Le Jack, un tueur professionnel, vient d’y égorger la mère, le père, l’enfant... Il ne lui reste qu’une tâche à finaliser : trancher la gorge du plus petit. Mais celui-ci n’est plus dans son lit, la porte est grande ouverte, l’enfant a toujours été aventureux. Cela le sauve, en cette nuit funeste, car le Jack hume son odeur jusqu’en haut de la colline, aux portes du cimetière.

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En ce lieu où vivent de nombreux fantômes, dans le secret des agitations humaines, ce sont les Owens qui accueillent le bambin. Percevant la menace du tueur, ils font la promesses au fantôme paniqué de la maman fraîchement égorgée de protéger l’enfant. Cet enfant sans nom, ils vont l’appeler Nobody. La légende de Nobody Owens peut commencer à s’écrire...

Et le tueur, me direz-vous ? C’est Silas, le vampire, qui va l’éconduire et le renvoyer vers la ville. Ici, c’est un cimetière, dont la grille est fermée la nuit, période pendant laquelle il n’appartient pas du tout au monde des vivants. C’est là que Nobody ou Nob, va apprendre la vie, élevé par des fantômes, sous l’œil bienveillant de son tuteur, Silas, et va connaître des aventures bien étranges.

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C’est à un moment magique et véritablement délicieux que nous convie le dessinateur P. Craig Russel. Avec Neil Gaiman, il a travaillé sur Sandman, mais à aussi déjà adapté “Les Mystères du meurtre” et Coraline.
Pour ce conte fantastique, il a convié plusieurs illustrateurs pour réaliser une BD en dix chapitres. Chacun s’ouvre sur les rencontres que connaît Nob au fil de son apprentissage étrange : vivre parmi les fantômes en ce cimetière empli d’histoires de toutes époques et habité par des entités si particulières. Surtout, il lui faut oublier la vie des humains, source d’un danger mortel pour lui. Pas simple car l’enfant regarde son devoir d’obéissance au travers du prisme qui l’invite à la curiosité, à la découverte, à de nouvelles rencontres.

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Et si ce sont souvent des figures bienveillantes qu’il croise en territoires étranges, comme Silas le vampire, Mlle Lupescu, une formidable lycanthrope, ou Liza, la sorcière, il lui faut tout de même craindre les goules, menteuses et dangereuses, ou l’esprit de la vouivre qui étend ses volutes de frayeur pour protéger les trésors du Maître, un bien étrange danger dont on ne saura guère plus en ce premier tome.
Mais déjà, les différents dessinateurs autour de P. Craig Russel nous ont régalé d’aventures fantastiques, cocasses et dangereuses. Hormis le chapitre 3, dessiné par Tony Harris et Scott Hampton, dans un style fort différent des autres, l’ensemble de l’ouvrage ne souffre pas de cette création multi-mains. Tous sont très proches du style souple de P. Craig Russel et, même si ce chapitre 3 détonne un peu, il reste passionnant et très imaginatif, très représentatif du riche imaginaire de Neil Gaiman.

“L’Étrange vie de Nobody Owens”, parmi les morts, est captivante, fécondée par cet imaginaire fantastique et féerique qui fait la reconnaissance mondiale dont jouit aujourd’hui Gaiman. Je le recommande chaudement à toute personne en mal de littérature d’évasion car ce cimetière, juché sur la colline, est juste la porte de tous les possibles !

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Plutôt à destination d’un public adolescent, cet album séduira des adultes pour son côté conte associant le macabre à l’enfance, à condition de bien vouloir se laisser mener en ce pays de comptines étranges.

Un second tome final est programmé chez Delcourt, en début 2016. Même si je n’aime pas compresser le temps (il est trop précieux !), je dois dire que j’ai hâte de le tenir en mes mains, pour retourner en ce cimetière où vit Nobody, au milieu des morts de tous temps !


L’étrange vie de Nobody Owens (T1)
- Scénario : P. Craig Russel d’après le roman de Neil Gaiman, “The Graveyard”
- Dessin : P. Craig Russel, Tony Harris, Scott Hampton, Galen Shownan, Jill Thompson, Stephen B.Scott
- Couleurs : Lovern Kindzierski
- Éditeur : Delcourt
- Collection : Contrebande
- Pagination : 200 pages couleur
- Dépôt légal : 20 mai 2015
- Numéro ISBN : 978-2-7560-6797-1
- Prix public : 19,99 €


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Illustrations © P. Craig Russel et ayants droits



Fabrice Leduc
15 novembre 2015







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