YOZONE
Le cyberespace de l'imaginaire


BD
Brèves
Albums
Comic-books
Mangas
Intégrales
Dossiers
Agenda
Archives
Cinéma
Annonces
Brèves
Critiques
Dossiers
Extraits
Interviews
Making of
Imagin'Arts
Brêves
Chronic'Arts
Archives
Littérature
Brèves
D&D
Critiques
Jeunesse
Dossiers
Télévision
Brèves
Séries TV
Dossiers
DVD
Cinéma
Séries TV
Japanimation
Game Zone
Brèves
Jeu vidéo
Jeu de Rôles
Figurines
Kiosque
Divers
Yo-Sphère
Rédaction
Liens
Partenaires

Contact
RSS - XML
Suivre yozoneFR sur Twitter



RSS XML
Add to Netvibes Add Google Add to Yahoo
Visiteurs

47 visiteurs en ce moment


YozoneLittérature Critiques

Protectorat de l’Ombrelle (le), tome 4 : Sans Coeur
Gail Carriger
Orbit, roman (USA), bit-lit victorienne, 309 pages, avril 2012, 16,90€

Lady Maccon est bien embêtée. Puisque son désagrément embryonnaire sera, selon les légendes des surnaturels, un paranaturel rarissime et dangereux, un voleur de peau, toutes les ruches vampires tentent de la tuer, avec plus ou moins de subtilité. Le professeur Lyall trouve une solution, destinée à satisfaire tous les camps : l’enfant sera adopté par un vampire. Pas n’importe lequel, bien sûr. Celui en qui Alexia a toute confiance, le nouveau Potentat, le sulfureux et froufroutant lord Akeldama. D’ici l’accouchement, les Maccon s’installent officiellement dans la maison voisine, en réalité chez lui.
C’est dans le nouveau quartier général de la meute de Woolsey qu’apparaît un fantôme, quasi au stade poltergeist, incohérent, qui annonce un attentat contre la reine. Alexia, en tant que Mudjah, décide, malgré sa grossesse avancée, de mener l’enquête. Et commence par remuer un douloureux passé, en se renseignant sur la précédente tentative, organisée par... la meute Kingair. Précédente meute de lord Maccon, son mari.


« Sans coeur » semble le tome qui lève une partie du voile sur le passé de tout le monde. Si durant son enquête Alexia révèle la renaissance du club Hypocras, ces inventeur réunis autour du symbole de la pieuvre de cuivre, et leur implication dans des affaires pas jolies-jolies, c’est sur son propre entourage qu’elle va découvrir beaucoup de choses. Quand bien même toute la meute de Woolsey tente de réfréner sa curiosité, celui qui fera changer d’avis Alexia Tarabotti n’est pas né, et encore moins immortel.
Lyall, le Bêta discret à l’effacement, est au cœur de cette histoire, se révélant tout autant manipulateur machiavélique (au sens premier du terme) que victime. Si on l’a déjà vu dénué de certains scrupules dans les tomes précédents, parfois moins soucieux des moyens (et de leurs conséquences) que de la fin, on comprend désormais pourquoi. La révélation des raisons de l’attentat trente ans auparavant, distillée goutte à goutte, nous donne des frissons de lecture tant les sentiments et les actes qui les engendrent sont intenses.

L’autre loup au centre de ce tome est Biffy. Changé par Conall pour lui éviter la mort, l’ancien drone de lord Akeldama peine à trouver sa place et refuse sa métamorphose. Il faudra toute la psychologie d’Alexia pour conseiller son mari Alpha, qui ignore comment résoudre le problème. On voit lord Maccon changer, loin du chef de meute s’imposant par la force, loin de la bête. Il se change, peu avant la naissance de son enfant, en un père, prêt à tout pour ses louveteaux. Une nouvelle dimension pour ce personnage qu’on savait déjà bien plus nuancé qu’il n’y paraît. Il en devient émouvant, bien plus que sa pragmatique épouse sans âme.

L’intrigue est encore une fois complexe, car Alexia part sur une fausse piste et s’y accroche, et sa grossesse limite ses mouvements, ce qui l’excède. Cet état la rend moins réceptive à quelques-uns de ses proches déjà peu enclins à se confier. Et lorsque le déclic se fera, il sera trop tard, la machine (c’est le cas de le dire) est en branle.
On peut compter sur l’ignorance d’Alexia de certaines lois des surnaturels pour nous réserver un finale à la hauteur, tandis que ruche, meute et machine infernale s’affrontent. Si le tome se clôt sur sa délivrance (et la découverte de la nature de son enfant), les événements auront aussi provoqué de nombreux changements lourds de conséquences, que nous verrons dans le dernier volume de la série, « Sans âge ».

Si je prends mon temps pour me délecter de cette excellente série, n’oublions pas que vient de paraître « Jupons et poisons », le 3e tome du “Pensionnat de Mademoiselle Géraldine”, seconde série de Gail Carriger dans le même univers.


Titre : Sans Coeur (Heartless, 2010)
Série : Le protectorat de l’ombrelle, tome 4
Auteur : Gail Carriger
Traduction de l’anglais (USA) : Sylvie Denis
- Édition originale
Couverture : Donna Ricci / Mary Evans / Shuttershock
Éditeur : Orbit
Site Internet : page roman (site éditeur)
Pages : 328
Format (en cm) : 21,5 x 14 x 2,8
Dépôt légal : novembre 2012
ISBN : 9782360510832
Prix : 16,90 €
- Réédition poche
Couverture : Stefan Hilden
Éditeur : Le Livre de poche
Collection : Orbit
Site Internet : page roman (site éditeur)
Pages : 456
Format (en cm) : 17,8 x 11 x 2
Dépôt légal : mars 2014
ISBN : 9782253177197
Prix : 7,10 €


Le Protectorat de l’Ombrelle :
- 1. Sans âme
- 2. Sans forme
- 3. Sans honte
- 4. Sans coeur
- 5. Sans âge



Nicolas Soffray
28 juillet 2015







JPEG - 33.2 ko



JPEG - 35.9 ko