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Saint Seiya, The Lost Canvas Chronicles (T9)
Masami Kurumada & Shiori Teshirogi
Kurokawa

6 ans ont passé depuis la fin de la guerre sainte contre les armées d’Hadès. Ténéo est devenu le nouveau Saint d’Or du Taureau et avec Shon du Bélier, qui a pris la charge de Grand Pope, ils reconstruisent le Sanctuaire. Mais ce labeur semble interminable, ne pouvant assumer à eux deux tous les travaux que cela génère. Ténéo ne se sent pas encore capable d’assumer le titre d’Aldébaran, qui revient encore pour lui à son défunt maître. Pourtant, le Grand Pope le charge d’une mission des plus difficiles : calmer les ardeurs du titan Typhon qui semble s’être réveillé au cœur de l’Etna. Peu sûr de lui, Ténéo finit par accepter cette mission que son maître avait accompli quatorze ans plus tôt. C’était d’ailleurs à cette occasion, qu’Aldébaran avait ramené en Grèce Serinsa. Et si Ténéo veut pouvoir remplir sa mission, il va devoir auparavant écouter l’histoire que Serinsa souhaite lui raconter, celle justement de leur maître Aldébaran...


Le moins que l’on puisse dire est qu’Aldébaran n’était pas le bienvenu en arrivant en Crète et celui qui l’attaquait était un véritable colosse, deux fois plus imposant que lui, qui était pourtant le plus impressionnant des Saints d’Or. Son adversaire, Cor Tauri, était en fait celui qui détenait la clé pour vaincre le titan de l’Etna. Mais il n’avait qu’une seule obsession : protéger les enfants de Crète, protéger les enfants d’Europe. Sa puissance était telle que même Aldébaran pliait sous ses coups. Mais quel homme pouvait ainsi surpasser un Saint d’Or ? En réalité, Cor Tauri n’était pas humain, il avait été créé par Dédale, aux temps mythologiques, et le cœur de cet automate comportait du sang de Zeus, le Dieu des Dieux lui-même. Seulement avec le temps, Cor Tauri maîtrise de moins en moins la puissance du dieu et sa folie meurtrière en devient aveugle, engouffrant dans son dernier coup non seulement Aldébaran mais un des enfants qu’il doit protéger, Serinsa. Les deux se retrouvent alors dans le fameux labyrinthe créé par Dédale pour le roi Minos....

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Ce neuvième tome des “Saint Seiya, The Lost Canvas Chronicles” est donc dédié au Saint d’Or du Taureau : Aldébaran. La petite originalité de ce tome est que l’histoire du Saint n’est pas racontée par lui-même, comme dans les précédents volumes, mais par un de ses disciples, qui se remémore le jour de sa rencontre avec le colosse doré. Si l’on n’y jette qu’un coup d’œil éloigné, on retrouve la logique des tomes qui nous ont le plus intéressé car c’est la personnalité du Saint qui est regardée à la loupe et son influence sur son successeur, Ténéo. Toutefois, son adversaire final est certainement le plus puissant de la série puisqu’il s’agit de la réincarnation d’un titan, ces créatures qui défièrent les dieux eux-mêmes et en payèrent le prix fort. Le plus célèbre est évidemment Atlas, condamné à porter la voûte céleste sur ses épaules. Ici, ce sont deux autres titans qui nous intéressent. Celui que l’on attendait dans l’Etna est Typhon, le récit mythologique fidèlement repris par Masami Kurumada raconte qu’il a été enseveli sous l’Etna par Zeus. Au final, ce sera son frère Encelade, qui fut également enterré sous l’Etna lors de la guerre contre les Dieux de l’Olympe. Encore une fois, Masami Kurumada nous démontre sa grande connaissance de la mythologie mais il va surtout nous inonder de référence à travers Cor Tauri.

Cor Tauri, cœur de Taureau, est présenté comme une création du génie Dédale, créateur du légendaire labyrinthe où fut emprisonné le Minotaure. C’est aussi l’autre nom de l’étoile Aldébaran. A travers ce personnage et son combat contre le Saint d’Or du Taureau, nous allons remonter le temps et nous retrouver en Crète quand Europe fut courtisée par Zeus sous la forme d’un taureau blanc. Elle donna naissance à Minos, que Kurumada mentionne évidemment, mais aussi à Rhadamanthe, deux juges des Enfers que nos héros affrontèrent lors de la guerre sainte contre Hadès. Kurumada s’inspire donc des mythes où le taureau est un symbole fort et ceux de Crête sont certainement les plus connus. On ne peut que saluer encore une fois la belle leçon de mythologie grecque donnée par le mangaka, qui instruira encore une fois nos chères têtes blondes, mais qui nous permettra également de réviser nos classique.

Le seul regret sera de ne pas avoir droit à de nouvelles armure puisque Cor Tauri n’en possède pas, mais n’en a pas non plus besoin étant lui-même un automate, et le titan Encelade sera représenté sous une forme qui nous rappellera plutôt notre chère gorgone Méduse. La ténacité, l’abnégation mais aussi la fidélité sans faille de Cor Tauri seront les éléments forts de ce tome, très positif, qui prône la confiance en soi, la croyance dans son bon droit et surtout la soif de justice. Un autre thème sera mis en avant, on pourrait dire enfin : la protection des enfants et des générations futurs. Cette fois, Kurumada ne tergiverse pas et ne contourne pas le sujet, il se permettra même une petite pointe d’écologisme avec un Aldébaran protégeant des fleurs d’un bloc de béton.

Décidément, Masami Kurumada et Shiori Teshirogi n’en finissent pas de nous surprendre et de donner toiujours plus de profondeur et de sens à la saga “Saint Seiya”.


Saint Seiya, The Lost Canvas Chronicles (T9)
- Auteur : Masami Kurumada et Shiori Teshirogi
- Traducteur  : Pierre Giner
- Éditeur français : Kurokawa
- Format : 117 x 178, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 208 pages
- Date de parution : 9 avril 2015
- Numérotation ISBN : 9782-368-52131-3
- Prix : 6,80€


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© Edition Kurokawa - Tous droits réservés



Frédéric Leray
3 juillet 2015







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