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Brins d’Éternité n°41
Revue des littératures de l’imaginaire
Revue, n°41, Science-fiction - fantastique - fantasy, nouvelles - articles – critiques - entretiens, pritemps/été 2015, 120 pages, 9CAD

À l’occasion de la sortie de « Les marches de la lune morte » chez Alire, Yves Meynard est interviewé par Sébastien Chartrand, puis les lecteurs ont droit à la chronique de cette intégrale. « Les marches de la lune morte » reprend les trois premiers tomes parus entre 1997 et 2004 chez Mediaspaul en catégorie jeunesse et deux romans inédits permettent au cycle de trouver sa conclusion. D’après les avis lus (dans le présent « Brins d’éternité » et le dernier « Solaris »), il s’agit là d’une fantasy hautement recommandable et s’adressant aussi bien à des adolescents qu’à des adultes. Ceux qui ont lu « Le livre des chevaliers » n’en douteront pas. Bonne idée que ce focus mérité.


Derrière une couverture intrigante et d’un vert malsain figurent cinq fictions.
Dans la chronique de « Petits démons », un recueil de Daniel Sernine sorti chez Six Brumes et dont la publicité en quatrième de couverture arbore déjà un passage, Sébastien Chartrand regrette le manque d’inédits de l’auteur. Et après “Le Masque” (« Brins d’Éternité 30 »), “Isangma” (n°33) et “Nocturne, opus 2” (n°38), “Nuits blanches” ne déroge pas à la règle, il s’agit à nouveau d’une réédition.
Un homme souffre d’insomnie, ses années en médecine le tourmentent toujours. Il se souvient de ses études, du climat de méfiance, et plus particulièrement de Xavier et Geneviève. Ils semblaient plus âgés et, à force de les côtoyer, il a percé leur secret.
L’ambiance est lourde, les personnages exubérants, brûlant la vie par les deux bouts. Petit à petit, au fil de découvertes peu ragoûtantes, la nouvelle sombre dans l’horreur. On comprend mieux le malaise de l’homme toujours miné par les souvenirs bien des années après. Par contre, la dernière phrase est des plus malheureuses et sujette à interprétation. Auparavant j’étais dans le texte et, en quelques mots, j’en ai été éjecté ! Un peu dommage, la fin aurait mérité d’être retravaillée.

Ascension de l’Ama Dablam pour Caude Matera, guide de montagne, et un couple de touristes. Ce sommet de l’Himalaya possède d’étonnantes propriétés et Claude l’a choisi précisément pour cette expédition, ainsi que l’homme et la femme l’accompagnant. Claude espère effacer le passé qui l’obsède...
Jérémie Bourdages-Duclot nous livre une nouvelle prenante et dépaysante. Avec une touche de fantastique en plus, il montre la difficulté à évoluer dans ce milieu, chaque pas revient à surmonter une épreuve. “La dernière ascension” possède plusieurs facettes, les sentiments des personnages y jouant un grand rôle. Très bon travail !

La lumière du vide” nous emporte dans un laboratoire de physique en compagnie d’un étudiant en lettres. Il n’y connaît pas grand-chose en sciences, alors c’est l’occasion pour Jean-Louis Trudel de s’étaler sur le côté physique dur de son texte. C’est intéressant et finalement il arrive à apporter un peu de sensationnalisme lors d’une expérience. Assez subtil et à lire en prenant le temps.

Une rencontre dans les bois” de Vittorio Frigerio trouve un écho certain chez les lecteurs français qui peuvent s’identifier au personnage principal. En compagnie de sa femme, il est parti vivre au Canada et pour une meilleure adaptation il a acquis un chalet reculé dans la forêt. De temps à autre, toute la famille va s’y ressourcer. Leurs seuls voisins, habitant de l’autre côté du lac, viennent parfois leur rendre visite. Et encore, ce sont à chaque fois le père et ses deux fils dont l’occupation principale autour du feu de camp consiste à observer le ciel nocturne pour énoncer les satellites passant dans leur champs de vision et à écluser des bières. Assez rapidement ces visites perdent de leur charme, car les conversation sont à sens unique.
Quel mystère se cache derrière ces trois voisins bizarres ? L’atmosphère est très bien installée et on ne cesse de s’interroger sur ces trois-là, d’autant que les faits laissent soupçonner quelque chose de très étrange. La fin d’ailleurs nous laisse sur ce sentiment. J’avoue n’avoir pas saisi l’explication vers laquelle l’auteur a voulu nous guider, sans que cela gâche ma lecture. Là encore, le décor fait partie intégrante de l’histoire.

Jean-Pierre April signe la dernière fiction : “Drôles de drones”. Il nous donne à lire un récit totalement fou sur l’historique des drones. Une photo appuie même sa démonstration. D’ailleurs elle donne lieu à des commentaires des plus croustillants. Il n’a pas choisi son pseudo de Marius Mars, mais il déborde là aussi d’imagination. Ça part dans tous les sens pour notre plus grande jubilation. À plus d’une occasion, on ne peut s’empêcher de rire. Du bonheur en ligne !

Dans l’article “Considérations sur l’émergence de la poétique du discours scientifique”, Marc Ross Gaudreault traite de la hard SF. Il s’appuie notamment sur « 20 000 lieues sous les mers » de Jules Verne pour parler de l’équilibre entre vulgarisation scientifique ou exposé scientifique venant appuyer le récit et l’histoire proprement dite. Il s’agit d’un savant dosage pour ne pas éjecter le lecteur. La présente nouvelle de Jean-Louis Trudel vient étayer cet article instructif.

Un « Brins d’Éternité » solide avec des nouvelles très différentes, ce qui est d’autant plus plaisant. Le petit focus Yves Meynard est aussi bien vu. Un bon numéro.


Titre : Brins d’Éternité
Numéro : 41
Directeur littéraire : Guillaume Voisine
Couverture : Pascal Blanché
Type : revue
Genres : nouvelles, articles, critiques, entretien
Site Internet : Brins d’Éternité
Période : printemps/été 2015
Périodicité : quadrimestrielle
ISSN : 1710-095X
ISBN : 978-2-9812757-9-0
Dimensions (en cm) : 13,9 x 21,4
Pages : 120
Prix : 9 CAD



Pour écrire à l’auteur de cet article :
[email protected]



François Schnebelen
28 juin 2015







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