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Ex-Vita (T1 et 2)
Shinya Komi
Tonkam

2050, le monde a changé de visage le jour où un météore a apporté un minerai aux propriétés exceptionnelles, capable de contrôler la gravité : la kéibélite. Avec les découvertes scientifiques qui se succédèrent, les humains finirent par créer des androïdes pouvant les remplacer pour des activités pénibles. Toutefois, avec leur propre évolution, la durée de vie des androïdes les plus performants et les plus proches de l’humain fut réduite à quatre ans. Minami est une jeune policière un peu fofolle, mais surtout trop tendre, n’hésitant pas à relâcher un voleur qui lui donnerait une bonne justification. Heureusement, elle est en duo avec Alma, une androïde de dernière génération pourvue de l’AGS, une technologie utilisant la kéibélite. Et malgré le peu de confiance en sa recrue, le supérieur de Minami lui donne comme mission de seconder Alma dans la surveillance d’un jeune prince dont le royaume possède la principale mine de kéibélite. Mais si Minami est parfois naïve et pas toujours très digne pour un agent de police, elle montre une telle confiance dans l’humanité et dans la bonté des gens, qu’Alma se retrouve, bien malgré ses programmes, influencée par sa partenaire.


Lors d’une visite de contrôle au centre de recherche de l’industrie d’androïdes Iriya, le centre subit une attaque terroriste d’une androïde ressemblant trait pour trait à Alma. Il s’agit en réalité de l’androïde n°3 qui permit de mettre au point Alma. Mais cette dernière semble s’être libérée des trois lois de la robotique sensées fixer des limites pour les robots envers les humains. Malgré l’intervention de nos deux héroïnes, la terroriste parvient à voler une clé capable de permettre de prendre le contrôle sur tous les androïdes créés par Iriya. Toutefois, son encodage est d’un telle complexité que la clé seule ne suffit pas pour être utilisée. Cette nouvelle aventure a encore une fois rapproché les deux partenaires. La prise de risque, un peu inconsciente, prise par Minami pour sauver Alma a une nouvelle fois touchée l’androïde. Et si elle possédait le vita, la conscience qui lui permettrait d’éprouver les mêmes sentiments que les humains ? Toutefois, l’organisme ayant embauché celle que Minami a surnommé Bruma, ne compte pas s’arrêter là, leur objectif est de provoquer le chaos en contrôlant tous les androïdes en activité.

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Shinya Komi était assistant de Masakazu Katsura sur “Zetman” avant de se lancer dans le grand bain avec la mini-série “Ex-Vita” dans le Miracle Jump. Restant dans un univers futuriste, le mangaka s’est éloigné des monstres et des expériences interdites pour s’attaquer à un univers déjà largement borné et développé : la science fiction et tout particulièrement la robotique. Très vite les références dans lesquelles Shinya Komi va puiser se multiplient : Asimov et les lois de la robotique, les robots pensant de “Blade Runner”... Evidemment, l’androïde Alma, avec sa froideur et sa rigueur militaire nous ramène plutôt aux œuvres de Masamune Shirow comme “Ghost in the Shell”. Mais ayant choisi d’aborder le sujet d’une manière plus légère que ses illustres prédécesseurs. Il va pour sela introduire un personnage un peu fou qui nous rapprochera plus de séries comme “You’re under arrest”. Minami a tout de la gentille naïve qui, souvent bien malgré elle, va permettre de résoudre une énigme ou un problème. Classiquement, elle est présentée comme le boulet fini qui ne sert strictement à rien et n’est pas digne de porter un insigne.

Tranquillement, à travers de petites saynètes, Shinya Komi pose les éléments de son fil rouge, rendant son diptyque finalement très cohérent, et on finit par s’attacher à ce duo de fliquettes. Bon, il faut tout de même avouer que la naïveté de Minami est souvent exaspérante et qu’on aimerait bien lui foutre un bon coup de bien au cul, mais c’est clairement un style assumé du mangaka, un style qui a d’ailleurs un public important, car c’est une conception typique du shonen. Alors on s’habitue à ses répliques un peu réchauffées et n’évoluant pas énormément. Heureusement, le style graphique de Shinya Komi est réellement de très bonne qualité, avec des décors très détaillés et des structures robotiques assez légères, proches de celles de Masamune Shirow. Bon, l’idée des robots ne respectant pas les fameuses règles de la robotique, Philippe K. Dick ou Isaac Asimov nous ont déjà à peu près tout dit, mais on ne peut pas reprocher à Shinya Komi de tenter sa chance car, si on ne devait écrire que sur des sujets parfaitement originaux, les publications chuteraient drastiquement. Et finalement, le mangaka s’en tire plutôt bien pour un premier essai. Surtout que la nouvelle servant de base à la mini-série, qui sert de bonus au tome 1, montre le travail réalisé pour perfectionner le contenu de l’histoire.

“Ex-Vita” permet de passer un bon moment de lecture et s’avère être une série avec énormément de qualité et un vrai potentiel.


Ex-Vita (T1 et 2)
- Auteur : Shin-Ya Komi
- Traducteur  : Fabrice Renault
- Éditeur français : Tonkam
- Format : 127 x 182, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 224 pages
- Date de parution : 20 mai 2015
- Numéro ISBN  : 978-2-7560-6554-0 ; 978-2-7560-6733-9
- Prix : 9,35 €


© Edition Tonkam - Tous droits réservés



Frédéric Leray
18 juin 2015







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