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Etherval n°6 : Cave Canem Salvati
La revue de l’imaginaire
Fanzine, n°6, science-fiction/fantastique/fantasy, nouvelles-articles-détente, avril 2015, 68 pages, 7€

Le thème de chaque numéro dégage à chaque fois un certain mystère. Le fait qu’il s’affiche en latin sur la couverture renforce cette part d’inconnu. Cave Canem Salvati signifie : Attention au chien ! Sauvez-vous ! comme il est précisé en première page, bizarrement numérotée 3.
Pris au pied de la lettre, j’avoue avoir anticipé des nouvelles mettant en scène nos amis à quatre pattes, du moins j’imaginais bien des molosses aux terribles crocs, avides de chair fraîche. En réalité, il fallait voir plus large et c’est la fuite sous toutes ses formes qui nous attend dans cet « Etherval ».


La timidité de Kat est telle qu’elle se fait la plus petite possible pour ne pas se faire remarquer. Quand un garçon s’entiche d’elle, elle essaie d’abord d’esquiver, mais sa compagnie lui plaît. Toutefois, aller plus loin se révèle une épreuve insumontable.
Régression” lève le voile sur l’intimité de Kat, sur sa difficulté à communiquer avec autrui, à fuir sans cesse le regard des autres. Pour ce faire, elle n’hésite pas à teindre ses cheveux blonds pour se fondre dans le moule. Cette nouvelle s’avère émouvante, Marie Pontacq nous rend Kat attachante et on se réjouit pour elle, mais rien n’est simple. Bien mené !

Julie Limoges nous convie à un texte au rythme beaucoup plus soutenu, surtout après que Will a dérobé un bijou à la belle Slava Volochine. Le train dans lequel ils sont embarqués est alors la proie de terribles créatures.
À la croisée du fantastique et du western, “Express pour Kavir” nous expose la malédiction qui pousse Slava à fuir et comment Will met le nez dans quelque chose qui le dépasse. L’histoire est très prenante et, une fois achevée, on espère qu’elle sera développée. Bref, c’est très réussi et on en redemande.

Dos à la fenêtre” de Léa Silva dégage une étrange atmosphère. Ce vieil homme qui insuffle de la vie à des statuettes intrigue, car il semble enfermé dans un décor fixe avec pour seule visite une fille dont il ne se souvient pas.
La conclusion m’a laissé perplexe sur le rôle vraiment joué par sa pseudo fille. Pas clair.

Duane”, la star interplanétaire, a disparu voilà neuf ans. Les héritiers souhaitent que son décès soit établi pour récupérer les droits toujours détenus par Universe Music Inc. Selkys va poser des questions aussi bien sur Terre que sur la planète Kersin où Duane Wilson a disparu.
Dvb nous relate les différentes étapes de l’enquête. C’est assez inventif et original dans le traitement et le déroulement.

Les dévorés” en appelle à un brouillard nocif rongeant toutes les parties exposées du corps. Au vu de l’état du narrateur, on peut se demander comment certains peuvent en réchapper, surtout que Coralie Domalain nous décrit les effets dévastateurs sur une enfant. Malgré ce bémol, le texte fonctionne tout de même et expose les états d’âme d’un dévoré, ressentant l’imminence de la menace et pouvant donc alerter les populations.

Dans le royaume, les magiciens sont recherchés et utilisés pour animer des combattants d’acier dans la guerre l’opposant à ses voisins. Klara et Will sont toujours aux aguets de peur que les pouvoirs de Will soient détectés. Quand il se met à pleurer des larmes bleues et qu’un Hund et son chien le constatent, il ne reste plus que la fuite.
Larmes de magie” de Catherine Loiseau se révèle très efficace, la poursuite est haletante. De plus, l’utilisation à contre emploi des magiciens relève de la bonne idée. Ils sont loin d’être au sommet de l’échelle, mais sont exploités pour donner vie à des machines. L’auteure nous réserve aussi un beau moment de bravoure final.

Dans “Fuite(s)”, les magiciens servent plus à traquer des personnes, à exécuter des contrats. Bien sûr, le personnage principal ne donne jamais son nom, même pas à la serveuse qui lui a tapé dans l’œil, quand ils se retrouvent à la fermeture du bar.
Florian Deconinck a choisi de livrer les pensées des deux protagonistes dans une espèce de jeu du chat et de la souris. Il n’y a pas d’intrigue, c’est plus l’atmosphère qui prévaut. Cela manque de piquant, ce qui est dommage.

« Etherval » ne se résume pas seulement à une version papier, mais offre aussi des fichiers audios, ainsi que des nouvelles supplémentaires en numérique. C’est ainsi que nous pouvons découvrir “La loi de Fontalaine” de Christophe Guillemain. Mettre en scène des personnages animaliers permet tout de suite de gagner un capital sympathie de la part des lecteurs qui croiseront bon nombre d’animaux. Chacun possède ses qualités et ses défauts. Par exemple, le lapin Etan n’est pas fait pour la guerre, il est vite effrayé et sauver la princesse s’avère une tâche au-dessus de ses forces. Vraiment ?
Le lecteur retrouve un regard d’enfant émerveillé, prenant plaisir à suivre les aventures d’Etan. Cette nouvelle se lit avec le sourire et en vibrant pour les hauts faits d’un lapin luttant pour ressembler à son courageux ami, le cheval Dale. Très bien vu !

Dans les pages culturelles, on trouvera un article sur le thème de la fuite. Comme d’habitude, il ressemble beaucoup à une nouvelle. A. F. Lune semble un grand amateur de P.J. Hérault, ce qu’on ne lui reprochera pas, et s’en sort très bien dans cet exercice. En plus des traditionnelles missives d’« Etherval » avec un sujet d’examen des plus importants, à savoir le problème de fuite de la baignoire royale, on trouvera aussi l’interview de Michaël Pastier pour la sortie de « Noire neige » chez Nats Édition. Première fois que j’entends parler de l’auteur comme de l’éditeur. De plus, la présentation de l’entretien s’avère très austère avec une grosse coquille (dernière question-réponse en double), alors qu’un effort important est déployé sur l’ensemble de la revue.

La fuite aura plutôt inspiré les auteurs, en particulier Julie Limoges avec “Express pour Kavir”, Catherine Loiseau avec “Larmes de magie” et Christophe Guillemain pour “La loi de Fontalaine”. Un numéro d’« Etherval » séduisant, au thème bien choisi.


Titre : Etherval
Numéro : 6
Éditeur : Association des Plumes de l’Imaginaire
Rédactrice en chef : Amandine Thorrignac
Couverture : Vay
Type : fanzine
Genres : SF, fantasy, articles, jeux, etc.
Site Internet : Etherval ; le numéro 6 ; la boutique avec sa large offre
Période : avril 2015
Périodicité : semestrielle
ISSN : 2260-6025
Dimensions (en cm) : 20,9 x 29,8
Pages : 68
Prix : 7 € sous format papier et 3 euros sous forme numérique



Pour écrire à l’auteur de cet article :
[email protected]



François Schnebelen
2 juin 2015







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