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Library Wars (T10 et 11)
Kiiro Yumi d’après l’oeuvre de Hiro Arikawa
Glénat

Le musée d’art moderne de Ibaraki est au centre de tous les intérêts. Le musée va exposer l’oeuvre ayant reçu le premier prix de l’exposition de l’année : une tenue d’agent d’amélioration déchirée, laissant place à une ciel bleu, symbole de liberté. Bien évidemment, les censeurs voient en cette oeuvre de la pure provocation et devant la tension qu’elle a générée, le GIB est envoyé en renfort. Seulement, au niveau local, les forces de défense de la bibliothèque sont totalement inefficaces, suite à une gestion catastrophique de la nouvelle directrice. C’est donc le GIB au grand complet qui fait route pour Ibaraki. Une mauvaise nouvelle pour Iku car revenir dans sa ville natale signifie devoir affronter ses parents qui ne savent toujours pas qu’elle est devenue une militaire. Arrivé sur place, le GIB découvre une situation pire que prévue, où un groupuscule, Résistance Pacifique, entend imposer sa façon de penser : s’opposer à la censure par la non violence. Mais c’est mal connaitre le capitaine Genda que de penser qu’il rendra si facilement les armes.



Le gouverneur d’Ibaraki, en mettant en ligne de mire le ministre de la défense, n’a laissé qu’une seule option aux services spéciaux d’amélioration : une attaque avant l’ouverture de l’exposition. Et cette fois, les armes vont parler. L’attaque des services spéciaux est violente et surtout, les forces de défense de la bibliothèque ne sont pas assez préparées pour leur tenir tête. Même au sein du GIB, les blessés commencent à se multiplier. Mais la ligne de défense tient bon et le temps joue en leur faveur. Leurs adversaires n’ont plus le choix, ils doivent passer en force, quitte à ne pas respecter la règle de base de ce genre de confrontation : ne jamais tirer pour tuer. Et pour se défendre, Iku se voit obligée pour la première fois de tirer sur des hommes. Une expérience qui marquera pour longtemps la jeune fille. Et pourtant, alors que les troupes du GIB pensaient que le plus dur était passé, des terroristes pénètrent dans le musée et s’apprêtent à saccager l’oeuvre lorsque Genda s’interpose, prenant de plein fouet une rafale de mitraillette...

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Ces deux tomes de “Library Wars” sont dédiés à l’affaire du musée de Ibaraki. Cette fois, ce ne sont pas des livres qui feront l’objet d’une défense par nos héros du GIB mais un symbole, une oeuvre d’art représentant la liberté : un uniforme des troupes de censure déchiré, laissant percer un ciel bleu. L’image est en effet très forte et Kiiro Yumi met en place le futur affrontement entre troupes pro et anti censure, sous forme d’une lutte pour un drapeau, un étendard frappant de plein fouet la censure. Une loi sur la censure qui subit de nombreux échecs et perd peu à peu de sa superbe. Toutefois, le mangaka va introduire un élément pernicieux, devant mettre des bâtons dans les roues de nos héros : le groupuscule Résistance Pacifique. Le mangaka est alors déroutant puisqu’il utilise la non violence dans le camp des méchants. En fait, dès la première confrontation, il est clair que ce groupuscule est à la solde des censeurs et utilise la non violence pour laisser les mains libres aux services d’amélioration. Assez étrangement, le lecteur se met du côté de la manière forte pour défendre une oeuvre et trouve rapidement normal que ce soit par les armes que se fait entendre le droit à la liberté. La confrontation entre les deux partis sera donc sans pitié et ce sera un miracle de ne pas devoir dénombrer un mort d’un côté ou d’un autre.

Cette affaire va marquer notre jeune héroïne de bien des points de vue. Tout d’abord, elle va crever l’abcès avec ses parents, avec une scène très violente par les mots et même par les gestes avec sa mère. La pression mise sur le GIB est alors palpable et les paroles qui sortent alors de la bouche de Iku sont cinglantes mais aussi nécessaires. En tout cas, la mise au point sera salutaire car Iku aura la tête entièrement à son action militaire et non à ses parents. Une Iku qui pourtant finira souvent en pleurs sur ces deux tomes, offrant de nombreuses occasions pour son cher Dojo de montrer de plus en plus d’affection, voire plus envers la jeune fille. La relation de nos deux héros évolue fortement dans ces deux tomes au point que Iku va enfin déclarer son amour... Bon à une intermédiaire, mais il faut avouer que ce sera un changement marquant d’attitude de la demoiselle. Même Dojo ne peut qu’admettre ses sentiments envers Iku, mais bien évidemment, il ne l’avouera pas directement mais lui lancera nombres de signaux montrant que le temps de passer une nouvelle étape est enfin venu.

Le tome 11 sera tendu avec les graves blessures de Genda, mais surtout de nouveau changement dans la hiérarchie des bibliothécaires. Car l’affaire du musée ne sera pas sans conséquences de tous les côtés. Et les bibliothécaires n’y échapperont pas, surtout que l’action de la directrice d’Ibaraki a totalement remis en cause l’équilibre des forces. Dorénavant, l’ennemi sera aussi de l’intérieur et souvent déguisé en agneau, comme ces défenseurs de la non violence.

“Library Wars” a passé un nouveau cap. Que nous réserve encore Kiiro Yumi, car on sent bien que les luttes de pouvoir ne font que commencer et nos héros du GIB ne sont pas près de déposer les armes.


Library Wars, Love & War (T10 et 11)
- Auteur : Kiiro Yumi
- D’après l’œuvre de : Hiro Arikawa
- Traducteur : Anne-Sophie Thévenon
- Éditeur français : Glénat
- Collection : Shojo
- Format : 115 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination : 192 pages
- Date de parution : 20 aout 2014 et 22 avril 2015
- Numéro ISBN : 9782723497022 ; 9782723499231
- Prix : 6,90 €


A lire sur la Yozone :
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Library Wars, Love & War (T2)
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Library Wars, Love & War (T8)
Library Wars, Love & War (T9)


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Frédéric Leray
21 mai 2015






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