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Typhoon (T1)
Christophe Gibelin
Paquet

Janvier 1943, Bruxelles : un Typhoon mitraille le bâtiment de la Gestapo. Les papiers d’identité d’un mort s’avèrent faux. Les Allemands comprennent qu’il ne peut s’agir que d’un agent infiltré et cherchent à remonter sa piste...
L’auteur de cet exploit, un aviateur belge appartenant à la Royal Air Force, est accueilli par ses collègues comme un héros, mais il ignore les conséquences de son acte.


Christophe Gibelin retrace son parcours, il a choisi délibérément de débuter par la conclusion avant d’expliquer le pourquoi de son geste héroïque mais au résultat désastreux. L’auteur de cet acte de guerre tiré d’un fait réel est un noble belge, il s’agit du baron Jean de Seys Longchamps qui a rejoint l’Angleterre, alors que son frère Simon est resté en arrière, rejoignant la résistance.
En Raymond Desmoulin, Jean rencontre un compatriote qui va lui apprendre le métier de pilote de chasse et devenir un peu son grand-frère, remplaçant celui dont il est sans nouvelle depuis sa fuite.

Jean écrit souvent à Mathilde, la jeune femme que les deux frères aiment. De fréquents passages de lettres nous livrent les vagues à l’âme de Jean, ses inquiétudes, ses espoirs pour l’avenir... et donnent un tour plus intimiste et plus humain à l’ensemble. Jean sait très bien qu’il ne s’agit pas de correspondance, car aucune lettre ne parviendra à Mathilde, mais cela lui offre un exutoire salutaire en temps de guerre.

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Le Typhoon est un avion de chasse britannique peu connu de la seconde guerre mondiale, au contraire du Spitfire ou encore du Hurricane. Christophe Gibelin a choisi de mettre cet engin au cœur de son diptyque se passant essentiellement dans le milieu de l’aviation, mais aussi dans celui de la résistance en Belgique. Chaque aspect du récit a son champion : Jean dans la RAF et Simon et Mathilde fomentant dans l’ombre des actes de sabotage, les trois vivant dans le danger.
L’histoire est bien ficelée avec cette présentation de toute la chaîne des événements qui ont conduit à l’entame de cette bande dessinée. Le lecteur sait d’emblée vers quoi se dirige l’ensemble, mais ignore comment.

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Coiffant toutes les casquettes, Christophe Gibelin est parfaitement à l’aise dans le dessin des avions, peut-être moins dans les personnages qui ne dégagent pas le même réalisme, mais c’est vraiment du beau travail. D’ailleurs il parvient à concilier les cases et les extraits de lettres de Jean, sans que cette cohabitation soit lourde et freine la lecture.
La plus grande surprise réside dans la couleur. À de rares exceptions, les planches sont à dominante grise. J’ai initialement pensé que l’action en Angleterre démarrait de nuit, avant de comprendre que c’était un parti pris de l’auteur. Par ce procédé, les touches de couleurs mettent directement l’accent sur les éléments que Gibelin souhaite mettre en lumière, comme les Typhoon, les uniformes verts ou encore le rouge du sang ou des lèvres de la promise.
Par ce choix, les personnages arborent souvent un aspect fantomatique, un peu comme des morts en sursis, en attente que la guerre les fauche. Par moments, un cadre noir borde même la planche, comme lors de la séparation de Jean et Simon, pour accentuer encore cette déchirure provoquée par le conflit qui a séparé tant d’êtres.
Cela donne une originalité à l’ensemble, une identité graphique à part qui n’est pas pour déplaire, même si elle surprendra de prime abord.

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Ce premier tome de “Typhoon” réalisé en solo par Christophe Gibelin expose de manière romancé un fait peu connu de la guerre 39-45 et met en lumière un appareil resté dans l’ombre d’icônes de l’aviation. Il interroge aussi sur la causalité, comment une bonne idée au demeurant peut se révéler catastrophique. Le dessin aux couleurs à dominante froide est dans le ton du récit, où les regrets sont omniprésents.
Une fois achevée, on attend avec impatience les futurs développements de l’histoire dans le second et dernier tome de “Typhoon”.
Un nouvel album de la collection Cockpit à ne pas manquer, surtout pour les amateurs d’aéronautique et de la seconde guerre mondiale. Ou plus simplement pour ceux qui aiment lire une bonne histoire.

Il est à noter que la première édition comporte un carnet de croquis de 8 pages. Pas de recherches sur les avions, mais sur les personnages et leur paquetage.


Typhoon (T1)
- Scénario, dessin et couleurs : Christophe Gibelin
- Éditeur : : Paquet
- Collection : Cockpit
- Dépôt légal : 25 mars 2015
- Format : 24 x 32,2 cm
- Pagination : 48 pages couleurs + carnet de croquis de 8 pages
- Numéro ISBN : 978-2-88890-684-1
- Prix public : 14 €


© Paquet, Christophe Gibelin - Tous droits réservés




François Schnebelen
13 avril 2015







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