Leafa, ou plus exactement Suguha, finit par avoir le fin mot de l’histoire grâce à Recon, membre lui aussi de la même guilde que la jeune fille, mais surtout un de ses camarades de classe amoureux d’elle. Sigurd, le chef, a trahi les Sylphes pour les Salamandres. Sa soif de pouvoir ne faisait que croître depuis longtemps et les Salamandres devenant le groupe le plus puissant de ALO, il a rapidement trahi les siens pour faire partie du clan dominant. Le point final de sa trahison est d’avoir dévoilé aux Salamandres le lieu et l’heure de la rencontre secrète entre la cheffe des Sylphes et celle des Cait Siths. Cette rencontre devait marquer une alliance permettant aux deux groupes de s’armer suffisamment pour tenter l’ascension de l’arbre-monde. Il ne reste que peu de temps à Leafa pour prévenir les siens que des Salamandres menées par le général Eugène s’apprêtent à les massacrer. Le temps joue contre eux. Mais Kirito décide d’aider Leafa et lui promet qu’il ne laissera plus aucun de ses amis mourir. Toutefois, le plan du jeune héros est risqué : se faire passer pour l’émissaire des Spriggans et tenter de faire croire à Eugène que quatre races ont décidé de s’unir et qu’il provoquera leur colère s’il s’attaque aux émissaires des Sylphes et des Cait Siths.
Nous retrouvons pour ce deuxième tome de « Sword Art Online - Fairy Dance » nos héros dans une bien probématique situation. La technique que va utiliser Kirito sera directement en lien avec son expérience dans Aincrad. D’ailleurs, les intrusions de son expérience dans l’autre univers de réalité virtuelle se font de plus en plus fréquentes. Encore une fois, le scénario colle littéralement à l’animé mais avec toujours des petits plus qui permettent à celui qui a déjà vu déjà l’animé, de ne pas s’ennuyer, même s’il connait déjà les conclusions de tous les rebondissements. Ce qui est impressionnant, c’est la qualité de l’adaptation au niveau scénaristique. Le lecteur averti a l’impression qu’il ne manque strictement aucune scène. Il faut avouer que la mise en image de Tsubasa Haduki est particulièrement fluide et permet un déroulé tout naturel du récit. Le duel entre Kirito et Eugène est d’ailleurs particulièrement réussi,
Encore une fois, la qualité des dessins de Tsubasa Haduki surpasse celle de l’animé. C’est clairement l’atout majeur de cette adaptation. Le lecteur non averti pourrait même penser qu’il s’agit d’une série à part entière, vu le détail des cases et le design soigné des personnages. Certes, Eugène aura des petits soucis d’homogénéité dans les traits, mais c’est vraiment histoire d’avoir quelque chose à dire sur le dessin du mangaka. Les scènes de combat sont très dynamiques et ne laissent nullement penser qu’il s’agit d’un résumé des combats de l’animé. Leur durée dans le manga est en fait proportionnelle à celle dans l’animé, ce qui explique que le lecteur ne ressent nullement l’impression qu’il manque des planches comme dans “Sword Art Online - Aincrad”. Le cliffhanger du deuxième tome est parfaitement bien senti et permet de retrouver Asuna. La jeune femme n’est plus qu’un personnage secondaire qui n’apparait que pour clore le tome et aussi nous rappeler la raison de la présence de Kirito dans ALO.
« Sword Art Online - Fairy Dance » nous laisse sur un très bon suspense mais qui annonce malheureusement la fin dans le prochain tome.
Sword Art Online - Fairy Dance (T2)
Scénario : Reki Kawahara
Dessin : Tsubasa Haduki
Character design : Abec
Traducteur : Nicolas Pujol
Éditeur français : Ototo
Format : 128 x 179, noir et blanc - sens de lecture original
Pagination : 200 pages
Date de parution : 12 mars 2015
Numéro IBSN : 9782351809020
Prix : 6,99 €
A lire sur la Yozone :
Sword Art Online à l’honneur en 2014
Sword Art Online, intégrale arc 1 : Aincrad
Sword Art Online - Aincrad (T1 et 2)
Sword Art Online, intégrale arc 2 : Fairy Dance - Alfheim Online
Sword Art Online - Fairy Dance (T1)
SWORD ART ONLINE FAIRY DANCE © REKI KAWAHARA/TSUBASA HADUKI Edited by ASCII MEDIA WORKS First published in Japan in 2012 by KADOKAWA CORPORATION, Tokyo
© Edition Ototo - Tous droits réservés