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Sword Art Online - Fairy Dance (T1)
Reki Kawahara et Tsubasa Haduki
Ototo

Kirito a vaincu Kayaba et mis fin à l’emprisonnement des joueurs de SAO dans le monde d’Aincrad. Mais si le jeune homme s’est réveillé dans son lit d’hôpital, d’autres joueurs n’ont pas eu cette chance, sans que personne ne sache pourquoi. Et parmi eux Asuna. De retour dans la vie réelle, Kazuto s’est rapproché de sa propre famille, en particulier de sa petite sœur, Suguha. Seulement, pour la jeune fille, quelque chose a changé, ses sentiments pour Kazuto ont évolué car depuis un an, Suguha sait que le garçon n’est pas son frère mais son cousin, recueilli enfant par ses parents. Et à son réveil, Kazuto s’est montré plus proche d’elle, à un détail près : ses visites quotidiennes à Asuna. Lors d’une de ces visites, Kazuto rencontre le père d’Asuna, mais aussi Sugo, qui se présente comme le fiancé de la jeune fille et lui apprend qu’il va bientôt l’épouser malgré son coma. Seulement, son véritable plan est encore plus abject : il compte en profiter pour reprendre la boite du père d’Asuna, boite qui a racheté les droits sur le système qui gérait SAO.



Kazuto est sous le choc de l’annonce du mariage forcé d’Asuna mais que peut-il faire ? C’est alors qu’Agil lui envoie une copie d’écran issu d’un nouveau VRMMORPG : Alfheim Online ou ALO. En zoomant, on distingue dans une cage une jeune femme ressemblant fortement à Asuna. Avec des camarades d’armes comme Agil, Kazuto peut être sûr de la qualité de l’information, mais cela signifie également qu’iln doit retourner dans un nouveau jeu, d’après ce qu’il lit sur la boite, créé par la société de Sugo. Mais cela n’effraie pas Kazuto qui se replonge une nouvel fois sous son Nerv, son casque de réalité virtuelle. Kazuto reprend Kirito comme pseudo et choisit au hasard la race qu’il va incarner mais quand il regarde ses caractéristiques, celles-ci sont exactement celles qu’il possédait dans SAO. Et sans trop savoir par quelle chance, Yui, l’intelligence artificielle pensant être sa fille, a, elle aussi, survécu à SAO. Même si la configuration de base est la même que celle du jeu qui l’a emprisonné deux ans, le monde de ALO est très différent, à commencer par la nécessité de savoir voler !

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Après l’arc d’« Aincrad », l’adaptation de « Sword Art Online » passe avec logique a l’arc d’« Alfheim ». Le défi lancé à Reki Kawahara et Tsubasa Haduki, le nouveau dessinateur, est d’un niveau plus élevé car le second arc de « SAO » est d’un niveau en dessous. Comme je l’expliquais dans la critique du dessin animé, la surprise n’est plus, et séduire une nouvelle fois le fan d’« Aincrad » était loin d’être évident. Mais le manga va alors révéler un atout que ne peut se permettre une série animée : son besoin d’être concis et efficace. Et ce qui peut paraître un défaut dans la majorité des cas devient ici un atout, car le problème du début de l’animé était justement ses longueurs. En mode manga, l’histoire devient alors plus fluide, allant toujours à l’essentiel. Certaines informations se noyaient dans la masse. Ici, tout a son importance et certains points en deviennent même plus claire. Comme pour le premier arc, le manga est extrêmement fidèle à l’animé. Et quand une ellipse importante est faite, une petite note nous avertit : par exemple, le manga ne pouvait passer trop de temps sur l’apprentissage du vol, mais pour ne pas léser le lecteur, une note précise que Kirito n’y parviendra pas aussi facilement que le laisse penser le manga. Ces explications enrichissent à bon escient le récit.

Et aussi incroyable que cela puisse paraître, je préfère largement les dessins de Tsubasa Haduki à ceux de l’animé. Les personnages ont plus d’étoffe, le Spriggan ressemble plus à Kazuto et surtout Obéron n’a pas cette image d’hystérique fou furieux que lui donne l’animé. Au contraire, en étant plus posé, il en devient plus inquiétant. Le design de Leafa est aussi plus réussi, avec plus de détails, ce qui peut sembler surprenant au premier abord. Le travail du mangaka sur ce premier tome est réellement positif, rendant les personnages très expressifs et surtout très attachants. Certes, le monde d’Alfheim est moins attractif que celui d’Aincrad, mais Tsubasa Haduki n’y peut pas grand chose et il parvient tout de même à bien s’en sortir avec la matière qu’il lui est proposé. Cela lui laisse d’ailleurs plus de temps pour décrire la relation entre Kazuto et Suguha, ce rapport compliqué de cette soeur tombant amoureuse de son frère par adoption, et qui se retrouve à être une seconde fois séduite à travers leurs avatars. C’est bien là tout l’intérêt de cet arc, pour lequel finalement, Asuna n’est qu’un personnage secondaire comme un autre, au même titre qu’Obéron.

Ce premier tome reprend la moitié de l’arc sans donner le moins du monde l’impression de faire beaucoup d’ellipses, ce qui est une réalité : le superflu de l’animé retiré, il n’y reste que l’essentiel. Une bonne définition pour cette adaptation de « Fairy Dance- Alfheim Online ».


Sword Art Online - Fairy Dance (T1)
- Scénario : Reki Kawahara
- Dessin : Tsubasa Haduki
- Character design : Abec
- Traducteur  : Nicolas Pujol
- Éditeur français : Ototo
- Format : 128 x 179, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 200 pages
- Date de parution : 12 février 2015
- Numéro IBSN : 9782351809013
- Prix : 6,99 €


A lire sur la Yozone :
Sword Art Online à l’honneur en 2014
Sword Art Online, intégrale arc 1 : Aincrad
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SWORD ART ONLINE FAIRY DANCE © REKI KAWAHARA/TSUBASA HADUKI Edited by ASCII MEDIA WORKS First published in Japan in 2012 by KADOKAWA CORPORATION, Tokyo
© Edition Ototo - Tous droits réservés



Frédéric Leray
18 février 2015




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