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YozoneLittérature Critiques

Neverwinter, tome 3 : La Griffe de Charon
Richard Anthony Salvatore
Milady, Dungeons & Dragons, roman traduit de l’anglais (USA), fantasy, 532 pages, juillet 2014, 8,20€

Sylora Salm éliminée, Drizzt et Dahlia, rejoints par Entreri, se tournent vers Padhiver, où les attend Alegni, le tieffelin nétherisse. Après une violente escarmouche contre un groupe de mercenaires et une entrée furtive par les égouts, l’affrontement a lieu sur le pont de la Wyverne. Mais les forces en puissance sont si importantes que le moindre atout peut renverser le cours des choses. Les héros l’emportent, mais à quel prix ! Alegni, mortellement blessé, a fui, abandonnant son épée maudite, la Griffe de Charon. Faute de pouvoir assouvir la vengeance de Dahlia, ils décident de détruire l’arme et de libérer Entreri de son pouvoir asservissant. Mais où trouver une puissance suffisante ? Réponse évidente : dans les forges de Gontelgrime.
Mais voilà, les trois compagnons l’ignorent, une maison secondaire de Menzoberranzan a décidé d’y établir une colonie. Les drows devant, les Shadovars derrière, il va falloir la jouer fine...


- Relire la chronique du tome 1 « Gauntlgrym » & du tome 2 « Neverwinter »

Ce troisième tome s’ouvre à Menzoberranzan, pour nous plonger avec délices dans les intrigues drows. Rivalités entre Premier fils déchu et Second fils en pleine ascension, entrée en jeu de l’espoir de la toute-puissante première famille Baenre : l’expédition de Ravel Xorlarrin pour Gontelgrime ne sera pas de tout repos. Les trahisons et les changements d’alliances vont fleurir à tout va. Et on adore ça...
Du coup, quand Drizzt propose d’aller à Gontelgrime, on devine déjà ce qui risque d’arriver. Eh bien non ! Par un certain coup de chance, la jeunesse des drows présents et le génie d’Entreri, qui sait à merveille exploiter les failles des gens, ils passeront inaperçus. Bon, en pleine bataille contre les Shadovars, certes, mais incognito.

Un des points majeurs de « La Griffe de Charon » commence néanmoins à Padhiver, dans les égouts, avec une rencontre qui pourra, de prime abord, sembler un ressort superflu, une rencontre fortuite avec un boss local si nous étions dans un jeu de rôles : un serpent géant, en fait un membre mineur de la Souveraineté, aux pouvoirs psychiques très puissants, qui asservit Dahlia et Entreri, dévoilant leur âme et leurs secrets. Suite à ce combat, tous les deux, ayant été mis à nu devant l’autre, dans leurs failles les plus intimes (pour mémoire, Entreri a été abusé enfant par son oncle, puis vendu par sa mère, et Dahlia a été violée par Alegni après qu’il eut tué sa mère), ils se rapprochent, au grand dam de Drizzt qui développe une jalousie croissante et des sentiments mortels pour Entreri.
Mais bon, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre TRES TRES VITE que le drow portant la Griffe de Charon sur le dos, c’est l’épée maudite qui lui susurre ces sentiments à l’esprit. Mais bon, Drizzt est naïf (qui a dit un peu neu-neu ?) et il va tenter plusieurs fois de « presque » tuer Entreri avant de comprendre. Juste avant d’arriver devant la puissance primordiale pour détruire l’anneau... euh, l’épée. Quoi, vous aussi ça vous rappelait une autre histoire ?
Au rayon des grosses ficelles, c’est à peu près au même moment, soit la 500e page et la mort d’Alegni (quand même) qu’Effron s’effondre en criant « Père ! » et maudit sa mère. Histoire que si vous n’aviez toujours pas fait le lien, là, c’est clair.

En revanche, comparé à tout cela, la disparition de Ghenwyvar et le moyen de pression qu’elle offre sur Drizzt pourront paraître un peu sous-exploités. Mais ces passages-là sont très forts, parce que plus subtils et plus vrais que la fausse jalousie instillée par l’épée, par exemple.

L’entrée des drows dans le jeu pimente les choses, et le quiproquo avec Drizzt introduit une bonne dose d’humour involontaire (eux si malins et si ambitieux laissent passer le plus grand traître de leur histoire) à la situation. L’enchevêtrement de complots, de trahisons, de changement d’allégeance, de plans derrière les plans, donne la pleine mesure du talent de Richard Salvatore. Certes, une fois encore, certains éléments secondaires auraient pu être évacués, mais c’est cette richesse qui fait la beauté des Royaumes Oubliés.

Le changement de traducteur passe sans souci, mais on relèvera quelques coquilles mortelles (Wyverne/viverne, ou/où, coeur/choeur), surtout en fin d’ouvrage.

Je dis beaucoup de mal, encore une fois, je râle, mais je les lis toujours avec plaisir et avidité. C’est le paradoxe du best-seller, sans doute.

Suite et fin dans le 4e volume, « Le Dernier Seuil », qui vient de sortir en poche.


Titre : La Griffe de Charon (Charon’s Claw, 2013)
Série : Neverwinter (The Neverwinter Trilogy), tome 3/4
Auteur : Richard Anthony Salvatore
Traduction de l’anglais (USA) : Claire Jouanneau
Couverture : Todd Lockwood
Éditeur : Milady (édition originale : Milady, 2013)
Collection : Dungeons & Dragons
Site Internet : page roman (site éditeur)
Pages : 532
Format (en cm) : 17,8 x 11 x 2,8
Dépôt légal : juillet 2014
ISBN : 9782811212407
Prix : 8,20 €


Neverwinter :
- « Gauntlgrym »
- « Neverwinter »
- « La Griffe de Charon »
- « Le Dernier Seuil »



Nicolas Soffray
11 février 2015







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