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Deepwater Prison (T2) Le bloc
Bec et Raffaele
Soleil

Deepwater prison, 903 mètres de profondeur : une prison nouveau modèle dont on ne s’échappe pas. Pourtant, sous la houlette de Stewart, un petit groupe cherche à la quitter.
Le salut semble passer par Elaine Rosenberg, la présidente de la commission sur l’énergie et l’environnement, qui s’est rendue sur place à cause de la plateforme pétrolière qui a sombré près du site. Devant la catastrophe écologique annoncée, la Prometheus Oil cherche par tous les moyens à se décharger de ses responsabilités.
La prison sous-marine regorge de dangers, aussi bien dans le milieu carcéral que celui plus feutré des bureaux.



Les deux premières pages plantent parfaitement le décor : un requin menaçant trouvant plus fort que lui et se faisant littéralement déchiqueter, avant une vue sur la fameuse prison des profondeurs.

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Les requins ne sont pas seulement sous l’eau, mais aussi au sein de la forteresse. Christophe Bec suit deux trames : une s’attachant à des prisonniers désirant s’évader et l’autre sur cette affaire de plateforme pétrolière avec la belle Elaine Rosenberg et l’envoyé de la compagnie en cause.
L’univers carcéral est dur, n’est pas pour les faibles, aussi la présidente apparait comme une blanche colombe. D’après les plans de Stewart, ils sont appelés à se rencontrer et leur salut à tous deux semblent passer par leur entente.

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L’histoire s’avère passionnante, la recherche de la liberté n’est pas sans rappeler la série « Prison Break » avec étude de plans, magouilles pour obtenir ce qu’il faut, menaces... Comme les lieux sont immergés, cela rajoute encore une autre dramatique et corse l’affaire. La description des conditions de vie avec une cohabitation compliquée entre tous les détenus est bien décrite et renforce l’immersion.
Pour les invités de la prison, c’est-à-dire Elaine et le sbire de la Prometheus Oil, l’atmosphère est plus feutrée. Les appartements du directeur de la prison affichent un luxe inimaginable, en total décalage par rapport à celui des détenus. Pourtant, Elaine doit se méfier, seule femme des locaux, elle attire forcément les convoitises et la vérité a aussi un prix...
Beaucoup de petites piques de la sorte renforcent l’intérêt de cette bande dessinée qui n’est pas sans afficher un côté fantastique avec les prédateurs tournant dans les fonds marins.
La dernière planche nous laisse sur un cliffhanger redoutable avec les deux protagonistes principaux : Elaine et Stewart.

Le dessin hyperréaliste de Raffaele sert parfaitement l’histoire. En plus des lieux bien rendus, il nous présente de belles gueules, souvent inquiétantes à souhait, à l’image du directeur de la prison affichant un air vicieux à nul autre pareil. Et la colorisation sait mettre en valeur les fonds marins, le ton foncé ne noyant pas les détails.

Tant au niveau du scénario que du dessin, « Deepwater prison » s’annonce comme une série à suivre. L’actualité y figure en bonne place avec la parfaite illustration des intérêts industriels et écologiques ne faisant pas bon ménage.

Espérons que « Évasion », le dernier tome du cycle, tiendra les belles promesses affichées dans « Constellation » et « Le bloc ». Vivement !


(T2) Le bloc
- Série : Deepwater Prison
- Scénario : Christophe Bec
- Dessin  : Stefano Raffaele
- Couleurs : Digikore Studios
- Couverture : Éric Henninot
- Éditeur : Soleil
- Collection : Générale
- Dépôt légal : 24 septembre 2014
- Format : 23,3 x 32,3 cm
- Pagination : 48 pages couleurs
- Numéro ISBN : 978-2-302-04249-0
- Prix public : 13,95 €


A lire sur la Yozone :
Deepwater prison (T1) Constellation


Illustrations © Bec, Raffaele et Éditions Soleil - Tous droits réservés


François Schnebelen
4 février 2015






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