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Black Butler (T17)
Yana Toboso
Dark Kana

La partie de cricket tourne en faveur de la Blue House grâce à l’astuce trouvée par Sebastian. En repérant le principal, Sebastian part à sa poursuite, seulement le diable de majordome semble toujours avoir un temps de retard sur sa cible. Quel genre d’homme peut donc semer un démon et surtout, quel être humain peut se vaporiser en un clin d’œil ? Le départ de Sebastian n’est pas sans impact sur le jeu des coéquipiers de Ciel. Il leur faut trouver une autre tactique pour ne pas se faire rattraper par la Green House, même s’ils frôlent les limites de l’acceptable pour un joueur de cricket. La première technique leur permet d’utiliser la force de leur adversaire contre lui, mais celle-ci a rapidement ses limites. Et quand Ciel devient le lanceur de l’équipe, il ose viser le visage de l’adversaire pour le déstabiliser. Ce qui est loin d’être fair-play et provoque l’ire du public. Certes, Ciel doit gagner ce match, mais plus important encore, il doit être remarqué par le principal comme joueur d’exception afin d’être invité au thé de minuit...



Contre tout attente, le préfet de la Green House décide de prendre la défense de Ciel devant la diatribe du public. Greenhill n’accepte aucune excuse et ne peut qu’admirer l’abnégation du jeune homme. Si la Green House veut gagner, elle doit tout simplement être supérieure en force et en technique. Et l’écart de points fond comme neige au soleil, toutefois, la résistance de la Blue House est héroique et l’ultime confrontation arrive. C’est au tour de Bluer, le préfet de la maison, de lancer la balle et c’est son talent de calculateur qui va surprendre l’adversaire. Tous pensent que son lancé est raté en voyant la balle s’élever dans les cieux. Mais c’est sous-estimer le génie du préfet, qui a tout simplement calculé la courbe de la chute de la balle qui vient fracasser le guichet. Stupeur chez la Green House. Seulement cette technique échoue face à Greenhill. Il ne reste qu’un seul lancé et suivant le résultat de celui-ci sera connu le vainqueur de ce match. Bluer hésite mais devant la confiance et l’abnégation de Ciel, le préfet accepte la balle que lui temps le jeune homme et s’apprête à tenter une dernière fois son tir en chandelle...

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Le tome 17 du « Black Butler » reprend le match de cricket là où nous l’avions laissé, mais alors que le lecteur pouvait s’attendre à des interventions surnaturelles de Sebastian pour aider Ciel, notre diable de majordome fausse compagnie à son maître. Et voila notre cher Ciel devant utiliser des stratégies et des astuces n’utilisant que son intelligence et les capacités de ses petits camarades. Le match en devient en fait d’autant plus intéressant car Ciel va nous faire découvrir des finesses dans les règles de ce sport loin d’être vraiment très populaire chez nous autres. Mais Yana Toboso ne se focalise pas réellement sur les règles et nous montre surtout qu’en jouant sur les forces de l’adversaire en les retournant contre lui, les résultats sont parfois surprenants. Et les tactiques de Ciel sont vraiment très originales. Cette première partie du tome passe très pour ne pas dire trop vite, car finalement, il n’y a pas besoin de longs discours et on se retrouve presque à lire un manga sur le sport où les règles de base du shonen sont bien reprises : le petit David affronte une nouvelle fois le géant Goliath et devra sa victoire uniquement à son courage. Et quelque part, Ciel mérite le succès et l’hommage qui lui est fait.

Evidemment, il y aura une petite saynète comique avec la parade de la Blue House qui passe comme une lettre à la poste et nous permet d’attendre tranquillement la confrontation tant attendue. La seconde partie du tome est dédiée au thé de minuit et surtout au principal dont nous allons découvrir la véritable identité. Cette partie permet aussi de comprendre les derniers événements de la série, qui pouvaient paraître un peu arrivant comme un chien dans un jeu de quille. La logique de Yana Toboso prend corps et la cohérence de son histoire devient plus concrète. L’action reprend le dessus et Ciel peut enfin faire tomber les masques, le sien en premier d’ailleurs. Le suspense est parfaitement entretenu et l’horreur de la dernière scène est calmement, mais irrésistiblement amené. « Black Butler » repasse en mode survival horror et nous laisse sur un cliffhanger encore une fois d’une très grande qualité.

Oui, « Black Butler » fait partie de mes séries préférées et Yana Toboso n’est jamais décevante. Elle nous le prouve encore une fois après 17 volumes.


Black Butler (T17)
- Auteur : Yana Toboso
- Traducteur  : Pascal Simon
- Éditeur français : Kana
- Collection : Dark
- Format : 127 x 180, noir et blanc - sens de lecture original
- Pagination  : 178 pages
- Date de parution : 3 octobre 2014
- Numéro ISBN : 9782505060482
- Prix : 6,85 €


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Frédéric Leray
11 janvier 2015






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