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Stargate Atlantis - James Lafazanos
la convention française des séries Stargate
10 décembre 2005


Petit dernier et cadet de la bande, James Lafazanos est LE Wraith par excellence. Même si dans la vie courante, seuls les légumes doivent le craindre, sous son maquillage, il réssuscite au fur et à mesure dans le corps de tout Wraith masculin.

Convaincu très jeune de sa volonté de percer dans le monde du cinéma, James est aussi connu comme DJ et pense à l’écriture (Ah, spoiler, c’est déjà en cours !) et à la réalisation.

On lui connaît des apparitions dans des pubs, comiques, dans des pièces de théâtre scolaire, et un téléfilm « Personnal Effects ».

Site officiel : www.jameslafazanos.com


James Lafazanos

Stargate Atlantis est votre première série télé. La SF, un choix ou un accident ? Portez-vous un intérêt particulier à la SF ?

C’est un accident de la part de mon agent ! Je suis allé aux auditions. J’ai beaucoup aimé des films de SF autrefois : Aliens, Blade Runner, des épisodes de Star Trek TNG ou la série originale. C’est un concept fascinant. Ce qui reste après nous m’intéresse. Ce monde, derrière les apparences, la métaphysique. Certaines séries sont très intrigantes. Mais je ne peux pas dire que je suis particulièrement engagé ou que je choisis . En fait je n’ai jamais regardé un épisode de SG1 avant de passer l’audition d’Atlantis. J’ai peut-être entrevu des choses ou d’autres mais je n’ai pas le câble. Je ne regarde pas ces chaînes. Ma télé me sert juste pour les DVD. J’allais vais voir les film au ciné quand ils sortaient, dans les années 90, avant mais on ne peut pas en déduire que j’étais spécialement destiné à pour cette série. C’est la vie...

Lors de l’audition pour SGA saviez-vous que vous alliez jouer un vrai méchant, genre vampire... Enfin c’est spécial puisque nous avons que vous êtes végétarien, alors un rôle de mangeur d’homme...

(Franc rire) Oui, je suis végétarien depuis environ 4 ans maintenant. Cette ironie de situation est assez intéressante, même géniale. Mon premier personnage récurrent sur une série télé est une grande expérience.

Vous êtes assez effrayant.

Vraiment ?

Comment pouvez-vous parler avec les prothèses dentaires ? Vous faites directement vos répliques ou vous passez en studio ? Il est évident que vous avez des appliques sur les dents qui doivent rendre l’élocution difficile. Il faut parler lentement...

C’est vrai que je perds parfois mes mots. Je fais la plupart de mes répliques après, en post-production. Pas toutes mais pour celles que je refais après, c’est jouer la scène à nouveau. Je me double moi-même !

Bel exercice de diction !

C’est un vrai travail de prononciation et de régularité. Un défi...Tant sur le tournage avec les dents que dans le studio pour faire correspondre le texte et l’image... C’est un exercice que j’ai appris pour cette série.

Le rôle des Wraiths, est-ce votre seul rôle ? Vous êtes toujours sous un maquillage ? Est-ce difficile de jouer sans jamais montrer son vrai visage ? Frustrant ?

Ce n’est pas facile d’être Wraith. Un peu comme Muppet... C’est parfois éprouvant mais il faut faire la part des choses entre le personnage qu’on aime jouer. Je pense à des gens comme Jim Carrey, dans le Grinch. Encore un gars sous maquillage vert. Il a grandi dans la même région que moi, en Ontario au Canada. J’aime à croire à un futur favorable pour ce genre de rôles, dans le domaine de la comédie.

Est-ce une chance qu’en changeant simplement le maquillage, vous pouviez changer de rôle de Wraith. Vous avez ainsi incarné la plupart des Wraith dans les deux premières saisons et si vous aviez joué sans maquillage, vous n’auriez pu avoir qu’un seul personnage...

J’ai eu un rôle mineur dans le final de la saison 2 où je suis sous mon vrai visage. C’est une sorte de Wraith - enfin, je ne sais pas si je peux en parler !-...

Spoiler ?

J’aimerai bien jouer un autre personnage dans la série, si on me l’offrait. D’un autre côté, ne pas être reconnu a des avantages. Mais pour poursuivre une carrière, c’est quand même difficile. Mon nom est au générique mais il faut me chercher et pour fans qui regardent la série d’une manière un peu automatique... Vous ne savez jamais vraiment. Peut-être ont-ils fait la relation avec un épisode mais c’est plutôt au niveau du générique que les gens se rendent compte que c’est le même gars qui revient. C’est inextricable, un peu dérangeant vu sous cet angle. Je dois trouver d’autres rôles dans des séries ou des téléfilms où on me voit et où on voit que je peux faire autre chose.

Avez envie de réaliser, d’écrire des scénario ou de produire, de passer de l’autre côté de la caméra. Ou d’abord vous souhaitez agrandir votre expérience de comédie...

J’ai très envie un jour de réaliser. Ecrire, c’est déjà en cours à cet instant et je pense que je mettrai moi-même en scène ce que j’ai écrit. C’est la meilleure manière pour que le résultat corresponde à ma vision des choses. Je m’imagine bien avoir une plus longue carrière de réalisateur que de comédien. Qui sait ? Mais je dois travailler, plus minutieusement, et puis présenter cela... C’est un projet à long terme...

Quels sont vos autres centres d’intérêt dans la vie ? Vos hobbies ? Aimez-vous la musique, la peinture...

J’ai été voir Le Louvre à Paris. Superbe. J’ai un peu peint autrefois. Mais je ne peins que quand j’ai une inspiration très forte. J’aime cela. Il faut en parler aux gens à qui j’offre ces peintures pour savoir. Je les fais uniquement pour les offrir. Je n’en ai pas conservé une seule. C’est destiné à un public limité ! A part cela, j’aime beaucoup le cinéma, les comédies, les films à la télé, surtout les séries comiques, la mode. Je lis aussi beaucoup.

Il ne nous reste presque plus de temps, juste une dernière question. Comme spectateur, quel est votre meilleur souvenir ?

Ouf, question piège... Je viens de voir un film de Truffaut, “Jules et Jim”. C’est incoyable. Il y a une scène ou ils jouent tous les trois. Ils cherchent quelque chose dans une sorte de forêt. Ils sont adultes mais se comportent comme des enfants. J’ai trouvé cela très émouvant. Cela m’a rappelé mon enfance. Des gens comme Fellini, Kubrik sont de vrais moteurs pour me diriger vers la réalisation.


Bruno Paul
Véronique
9 février 2006



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