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Deepwater Prison (T1) Constellation
Bec et Raffaele
Soleil

Au large des États-Unis en 2027, une prison d’un genre nouveau dont on ne s’évade pas. Elle se situe en eaux profondes et il faut une catastrophe écologique de grande ampleur pour que des visiteurs s’y rendent.
La plateforme pétrolifère Constellation a pris feu et a fini par sombrer, s’échouant près de la Deepwater Prison, servant alors de base pour explorer l’épave, afin de tenter de comprendre ou masquer les raisons du drame.



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L’entame est très spectaculaire et n’est pas sans rappeler une catastrophe récente de même nature. On en connaît les conséquences : l’état américain veut que le pollueur paye, alors que l’exploitant désire se dédouaner. Les intérêts divergent et il est donc important de dégager les responsabilités de la compagnie.

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C’est ainsi que la belle présidente de la commission sur l’énergie et l’environnement se retrouve face au puissant groupe Prometheus-Oil.
Pour faire toute la lumière sur cette triste affaire, un seul moyen : se rendre sur place en passant par la case Deepwater Prison. Un monde totalement à l’opposé de leur problème avec des prisonniers qui doivent lutter tous les jours pour leur dignité, leur survie...

Christophe Bec mène l’histoire sur deux fronts : la catastrophe écologique mettant la représentante de l’état américain et celui de la compagnie en scène et l’univers carcéral avec des prisonniers voyant dans cette mission d’observation un possible moyen de s’évader.
Les deux sphères n’ont rien en commun mais semblent appelées à se côtoyer dans la suite : « Le Bloc ». « Constellation » pose les saines bases de cette série en introduisant les personnages et les problématiques.

Par bien des aspects, ce premier tome de « Deepwater Prison » se rapproche du film « Abyss », sans que cela soit gênant. Christophe Bec nous réserve une surprise esquissée dans les premières pages et qui se précise en fin d’album. Le scénario est habile et suffisamment intriguant pour nous tenir en haleine, les sources d’intérêts étant multiples.
La belle Madame Rosenberg se retrouve bien seule en milieu dangereux et les lecteurs prennent bien sûr fait et cause pour elle, mais elle n’est pas l’unique personnage sur lequel focaliser ainsi l’attention. En effet, parmi les prisonniers se trouve un ancien lieutenant de l’armée qui a échoué dans cet enfer car il a refusé d’exécuter les ordres discutables de ses supérieurs. Son insubordination lui vaut de vivre au milieu de vrais criminels avec lesquels il doit composer pour s’en sortir.
Les difficultés de l’univers carcéral ne sont pas éludées, elles font partie du récit.

Les dessins réalistes de Stefano Raffaele décrivent bien le drame et savent à l’occasion nous en mettre plein la vue. Par exemple, l’arrivée à la prison en pleine page est grandiose et plante le décor. Cette beauté brute fait justement face à celle de Rosenberg, se changeant dans le sous-marin pour ne pas créer d’émeute dès son débarquement.

Par son histoire et son graphisme, son mélange beauté et dureté,« Constellation » place d’emblée la série « Deepwater Prison » sur de bonnes bases.

Si l’on imagine sans mal certains déroulements futurs, gageons que Christophe Bec saura encore nous surprendre...


(T1) Constellation
- Série : Deepwater Prison
- Scénario : Christophe Bec
- Dessin  : Stefano Raffaele
- Couleurs : Digikore Studios
- Couverture : Éric Henninot
- Éditeur : Soleil
- Collection : Générale
- Dépôt légal : 5 mars 2014
- Format : 23,3 x 32,3 cm
- Pagination : 48 pages couleurs
- Numéro ISBN : 978-2-302-03748-9
- Prix public : 13,95 €


© Soleil, Bec & Raffaele - Tous droits réservés




François Schnebelen
2 juin 2014




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