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Out There (T1)
Augustyn & Ramos
Glénat

El Dorado est une petite ville qui semble paisible, mais ce n’est qu’une apparence de surface. Seuls quatre ados se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond, que des présences rôdent.
Les dirigeants qui ont fait un pacte pour la sauvegarde d’El Dorado le savent très bien, aussi ces quatre jeunes deviennent une menace pour leur plan et celui de l’entité maléfique, désireuse de débarquer sur Terre.



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En elle-même, l’histoire n’a rien de novatrice : des enfants seuls capables de se dresser face à un dangereux adversaire. Ils supplantent les adultes, soit complices soit inconscients, de la menace.
De plus, au fil du récit, ces quatre-là se découvrent des pouvoirs insoupçonnés qui leur permettent de lutter.
Si deux appartiennent à la classe des collégiens influents (Zach le quarterback et Casey la cheerleader), les deux autres sont en marge et essuient bien des brimades. Alors que Mark est le plus jeune, car il a sauté des classes (cliché : il a des lunettes), Jess est une ado sûre d’elle mais qui ne parvient pas à s’intégrer. Rien ne les prédisposait à devenir amis, si ce n’est la prise de conscience d’être seuls face à une entité maléfique.

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Même si l’on part avec un air de déjà vu, la magie opère rapidement. Le traitement graphique y est pour beaucoup. Les planches nous sautent à la figure. Celles en pleine page sont nombreuses et offrent des temps morts dans un récit très rythmé. De même, le découpage et les couleurs adoptées savent nous en mettre plein la vue.

Même si ce tome affiche 152 pages, il se lit d’une traite, car Brian Augustyn, le scénariste, et Humberto Ramos, le dessinateur, réussissent à nous plonger dans leur création. Et puis, mettre en scène des enfants est en général un pari gagnant, surtout dans ce cas-là, où Zach et Casey doivent lutter contre ceux de leur cercle d’influence qui ne comprennent pas qu’ils puissent fréquenter deux ringards comme Mark et Jess.
Il y a également un fossé entre ces enfants et les adultes qui pensent tirer leur épingle de ce petit jeu des plus risqués. L’adversité affiche bien des formes.

L’histoire est prenante et non dénuée de surprises sachant faire rebondir le récit. Quant à la fin à dominante violette, elle est proprement apocalyptique et nous laisse songeur sur la suite.
Heureusement, le second tome d’« Out There » est sorti en février 2014 pour assouvir une légitime curiosité.

Il est à noter que cette série parue initialement en 2000 est pour la première fois présentée en France sous forme de livres (trois au total), ce dont on ne peut que se féliciter.


Out There (T1)
- Scénario : Brian Augustyn
- Dessin  : Humberto Ramos
- Encrage : Sandra Hope
- Couleurs : Studio F
- Traduction : Sophie Watine-Viévard
- Éditeur : Glénat
- Collection : Comics
- Dépôt légal : 20 novembre 2013
- Format : 17,3 x 26,5 cm
- Pagination : 152 pages couleurs
- Numéro ISBN : 978-2-7234-9216-4
- Prix public : 14,95 €


Illustrations © Humberto Ramos et Glénat Comics (2013)



François Schnebelen
14 mars 2014






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