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Serenity, l’ultime rébellion
Film américain de Joss Whedon (2005)
19 octobre 2005

***,5



Genre : Space Opera
Durée : 1h50

Avec Nathan Fillion (Capitaine Malcom Reynolds), Gina Torres (Zoe), Alan Tudyk (Wash), Morena Baccarin (Inara), Adam Baldwin (Jayne), Jewel Staite (Kaylee), Sean Maher (Simon), Summer Glau (River), Ron Glass (Shepherd Book), Chiwetel Ejiofor (L’opérateur), David Krumholtz (Mr. Universe)

Depuis la fin de la grande guerre, l’Alliance contrôle d’une main de fer la galaxie, exception faite du territoire annexé par les « Reapers », un peuple de barbares cannibales, et de quelques régions des confins où tentent de survivre les rebelles vaincus. Parmi eux, le Capitaine Malcom « Mal » Reynolds. A la tête d’un petit équipage aussi fidèle que dévoué, ce vétéran sillonne l’espace à bord du vaisseau Firefly Serenity avec lequel il se commet dans divers trafics, petits braquages et autres combines à la petite semaine. Jusqu’au jour où Mal et ses acolytes, toujours prêts à se jouer de la toute puissance de l’Alliance, acceptent d’aider le Dr Simon à délivrer sa jeune sœur. Douée de capacités physiques et psychiques hors du commun, River fait montre depuis l’enfance d’une farouche indépendance que les sbires de l’Alliance essayent de juguler en lui administrant quotidiennement des drogues surpuissantes. Sa fuite n’arrange pas les affaires du régime qui confie à son meilleur limier, l’Opérateur, la mission de la neutraliser par tous les moyens...

Scénariste pour la série « Roseanne », puis co-producteur de « Parenthood », Joss Whedon s’est tout d’abord cassé les dents avec son premier script original pour le cinéma, « Buffy, tueuse de vampires » transformée en direct-to-vidéo par Fran Rubel Kusui, avant d’imposer son héroïne de BD sous la forme d’une série télévisée : « Buffy contre les vampires ». Un succès planétaire qui aurait dû permettre à ce fan de « Star Trek » - les nombreux clins d’œil à la création de Gene Roddenberry émaillent les dialogues de Buffy en version originale - de réaliser son rêve : revitaliser le concept d’aventures spatiales sur le petit écran. Malheureusement, « Firefly », son western cosmique, ne va pas résister à une programmation erratique et après une demi-saison, le scénariste de « Toy Story », « Alien, Resurrection » ou « Titan A.E. » se voit forcé de remiser son vaisseau de classe Firefly pour une période plus sereine. Une échéance heuresuement précipitée par les chiffres de vente des DVDs. Les fans s’arrachent les coffrets de la série et Universal, convaincu du potentiel du show, rachète les droits de « Firefly » à la Fox et propose à Joss Whedon de transposer sa série télé au ciné. La boucle est bouclée et le résultat au-delà de nos attentes.
« Serenity, l’Ultime Rébellion » se présente comme une véritable déconstruction/reconstruction du feuilleton en un film : le (re)commencement de l’aventure pour les néophytes et le complément indispensable pour les fans laissés dans l’expectative. Si les premiers penseront certainement à Han Solo en se familiarisant avec Malcom « Mal » Reynolds, les seconds retrouveront avec plaisir l’univers de Joss Whedon qui, fidèle à ses intentions premières, a repris intrigues, personnages et interprètes pour cette version cinématographique inédite. En quelques minutes (9 exactement comme en témoigne l’introduction offerte au téléchargement par UIP et Universal) Joss Whedon installe son propos et propulse River, sa nouvelle héroïne de BD, dans le top ten des guerrières de ciné - Summer Glau filmée par Whedon, c’est quand même autre chose que Kate Beckinsale mal cadrée par Len Wiseman dans « Underworld ». Attaque de banque, course poursuite endiablée, combats spatiaux ou à mains nues, Firefly, le film, nous embarque pour un voyage de 500 ans dans le futur où s’entrechoquent technologie high-tech (le Centre de Conditionnement de l’Alliance) et méthodes de survie des colons des nouveaux mondes (sans pour autant renouer complètement avec l’aspect western kitsch de la série télé).

Profitant des moments d’accalmie entre les scènes d’action pour présenter ses personnages et nous faire visiter le Serenity, Joss Whedon nous conduit à travers l’espace des « Reapers » (« Termites » en français), là où tout a commencé. L’affrontement final est désormais inévitable.

Humour omniprésent et dépaysement assuré, « Serenity, l’ultime rébellion » profite également d’effets spéciaux à la hauteur et de scènes de combat d’anthologie. Il faut dire que l’Opérateur, le tueur implacable de l’Alliance animé d’une foi inébranlable dans sa mission, est particulièrement réussi et que les chorégraphies poings/pieds de River (il y a du « Blade » dans cette fille là) font preuve d’une étonnante lisibilité. Joss Whedon aime ses personnages et les héroïnes de BD et ça tombe bien parce que nous aussi. C’est simple, sur la YOZONE, même Stéphane Pons, pourtant victime d’une allergie primaire à Buffy, avoue que Serenity est une bonne surprise. C’est tout dire !

FICHE TECHNIQUE

Réalisation : Joss Whedon
Scénario : Joss Whedon

Producteur : Barry Mendel
Producteurs exécutifs : Christopher Buchanan, David V. Lester, Alisa Tager

Musique originale : David Newman
Image : Jack N. Green
Montage : Lisa Lassek
Distribution des rôles : Anya Colloff, Amy McIntyre Britt
Création des décors : Barry Chusid
Décorateur de plateau : Larry Dias
Création des costumes : Ruth E. Carter
Maquillage : Camille Calvet
Son : Scott Wolf

Production : Mutant Enemy Inc., Universal Pictures, Barry Mendel Productions, Universal Studios
Distribution : United International Pictures (UIP)

Relation presse : Sylvie Forestier et Anne Crozat pour l’Agence Lumière

LIENS YOZONE

  • La bande annonce (vo)
  • La critique du film
  • Le dossier Josh Whedon/Serenity

    INTERNET

    www.uipfrance.com/sites/serenity/


  • Bruno Paul
    6 octobre 2005



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