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L’Incal (T1) L’Incal noir et L’Incal (T2) L’Incal lumière
Alejandro Jodorowsky & Moebius
Les Humanoïdes Associés

L’Incal, l’œuvre de Alejandro Jodorowsky et Moebius a marqué toute une génération de lecteurs de BD qui découvrent héberlués cette satire de la société moderne et de l’homme, personnifiée par le détective de classe (R) John Difool. Un looser face à une destinée cosmique.



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Et hop ! opération Suicide...

Nos deux auteurs aiment le space opera et les délires métaphysiques. De plus, nous sommes dans la grande époque de la revue « Metal hurlant » et tous les grands noms de l’illustration SF internationale se bousculent à son portillon pour être publiés dans la revue de Jean-Pierre Dionnet et dans son équivalent américain, « Heavy Metal ».
D’ailleurs, les débuts de la série sont fortement inspirés par une bande dessinée de 16 planches en couleurs, « The Long Tomorrow », une parodie SF des polars américains. Réalisée par Dan O’Bannon (scénario) et Mœbius (dessin), elle est parue en 1975 dans les numéros 7 et 8 de « Métal hurlant », puis en 1976 dans « Heavy Metal »... Ne cherchez pas plus loin pourquoi ces numéros sont d’hyper collectors !

La plongée suicidaire dans Suicide-Allée de John Difool , premières pages de la série, ce plongeon provoqué par trois hommes masqués devient vite une scène culte... La série « L’Incal » est née avec « L’Incal noir » et va générer une multitude aux trousses de Difool, possesseur de l’Incal bien malgré lui et qui n’a que Deepo, sa mouette à béton, comme seul soutien !

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Une chute dans Suicide-Allée, vers le grand lac d’acide, devenue culte !

Une course-poursuite, c’est vraiment la thématique de ces deux premiers albums, elle est là d’ailleurs, immédiatement présente sur les deux excellents visuels de couvertures.

L’Incal, cet être aux pouvoirs aussi mystérieux que sur-puissants est composé de deux éléments, l’Incal lumière et l’Incal noir. Il a été remis à Difool par un Berg agonisant alors que notre bon détective fuyait. En mission dans les rades mal famés de la Ceinture rouge, Difool se heurte à Kill « Tête-de-chien » et lui troue malencontreusement l’oreille ! Et voilà un ennemi mortel de créé... Il fuit, le sème dans les conduites de ventilation de la ville et là, fait sa rencontre avec l’Incal ! Le Berg mourant qui le lui remet a juste le temps de lui préciser : « de cet objet dépend non seulement le sort de cette planète, mais celui de cet univers ! ». A toi de jouer Difool et de courir très vite pour échapper à un sacré tas de malades à tes trousses, des Bergs, des mutants, des tueurs de tout poil, et cela juste le jour du clonage présidentiel, le 9e du genre, pour donner à son Ophidité majeure le corps qu’elle mérite...et là, ce sont les Bossus du Président puis les Technos qui entrent en jeu.
Place au Techno-Pape, à l’Oeuf d’Ombre, Animah et le Méta-Baron... nous sommes entrés dans le vif du sujet, « L’Incal lumière », déjà le second tome de cette géniale BD .

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Techno-Pape et Oeuf d’Ombre

Série incontournable du genre, qui mêle la critique sociale à l’aventure la plus débridée, « L’Incal » a connu de multiples vies, extensions, séries parallèles... « Avant l’Incal », « Après l’Incal », « La caste des Méta-Barons », des rééditions, des Intégrales, des parutions en N & B, des remastérisations comme on dit... et tant d’autres. La vie d’un best-seller mondial de la BD, pépite des Éditions Les Humanoïdes Associés qui n’ont eu de cesse depuis 1985 de la publier, la modifiant pour correspondre au goût du moment et sans doute aux effets dévastateurs du marketing.

Cette nouvelle édition, publiée depuis début 2011, est annoncée d’une certaine manière comme l’édition ultime de « L’Incal », en version albums séparés ou en édition intégrale, celle qui fera référence par sa fidélité aux originaux de l’époque.
Le classique de Moebius et de Jodorowsky a été restauré dans ses couleurs d’origine, celles qu’il n’aurait jamais dû quitter. Le grand format est un vrai bonheur qui rend grâce au phénoménal dynamisme de cette série, à son humour, à sa folie, et à l’énorme talent de Moebius. Avec les couvertures d’époque, la toute première s’affichant comme un véritable logo symbolisant une série qui a, du moins dans ce premier cycle, atteint les sommets

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John Difool, ou l’art de se mettre toujours plus dans la merde !

Je n’avais jamais relu « L’Incal » depuis sa première parution, je suis un grand fan du premier cycle (6 albums) et je le reste tant le plaisir de retrouver cet anti-héros par excellence est intact. Et même si, aujourd’hui, le blabla mystico-délirant de Jodo peut lasser sur la distance, ce cycle est à découvrir dans sa version d’origine qui lui donne un style quasi rétro-futuriste et la qualité d’un Pulp des années 80 !...
Oui, l’Incal reste magique !


Aujourd’hui, l’actualité de la série de Jodorowsky, c’est « Final Incal », dessinée par le mexicain José Ladrönn, un autre grand dessinateur...
Le tome 2, « Louz de Garra » est sorti en juin 2011, toujours aux Humanoïdes Associés.

À lire sur la Yozone :
Alejandro Jodorowsky, sa vie, son œuvre
Dossier spécial : Alejandro Jodorowsky


(T1) l’incal noir
- Série : L’Incal
- Scénario : Alejandro Jodorowsky
- Dessin et couleur : Moebius
- Editeur : Les Humanoïdes Associés
- Pagination : 48 pages couleurs
- Dépôt légal : janvier 2011
- ISBN : 9782731623437
- Prix public : 13,95 €

(T1) l’incal lumière
- Série : L’Incal
- Scénario : Alejandro Jodorowsky
- Dessin et couleur : Moebius
- Editeur : Les Humanoïdes Associés
- Pagination : 48 pages couleurs
- Dépôt légal : févrer 2011
- ISBN : 9782731623444
- Prix public : 13,95 €


Illustrations © Moebius et les Humanoïdes Associés


Fabrice Leduc
6 juillet 2011






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L’Incal (T1) l’incal noir



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L’Incal (T1) l’incal lumière



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Final Incal (T2) Louz de Garra



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Après l’Incal (T2), également par Ladrönn



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