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Blade n°195 : L’Empire de Tesla
Jeffrey Lord (adapté par Nemo Sandman)
Éditions Gérard de Villiers, Blade, roman (France), science-fiction, 313 pages, octobre 2010, 6,10€

Après l’arrêt du Projet DX, Richard Blade et J, le directeur du MI6, collaborent avec les Américains qui ont monté le programme Bluebeat pour voyager entre les dimensions X.
Même si leur technique et leurs moyens s’avèrent bien supérieurs à ceux des Britanniques, ils ne s’intéressent qu’à un monde bien particulier, celui où Nikola Tesla a rendu le concept d’énergie libre possible.
Ils y ont déjà expédié des alterdimensionnautes, mais seul Blade est capable de voyager entre les univers parallèles et de ne pas s’y perdre, alors il est envoyé en mission pour le compte de l’Oncle Sam.



Ceux qui sont un peu au fait de la série ne manqueront pas de remarquer que « L’Empire de Tesla » est signé par Nemo Sandman, qui n’est autre que l’illustrateur ayant pris la suite de Loris Kalafat.
De plus, l’épaisseur du livre dépasse les trois cents pages, alors que les Blade nous ont plus habitués à être compris entre 200 et 250.
Autre constatation, il affiche une ambition certaine et une volonté manifeste de renouveler la série.
Est-ce le désir de Nemo Sandman de faire une entrée remarquée dans la série ?

« Ce Monde ne Suffit pas » s’achevait par le retour de Richard Blade dans notre univers, mais dans un lieu inconnu. « L’Empire de Tesla » éclaire justement notre lanterne à ce sujet.
Ce sont les Américains qui l’ont ramené. La mystérieuse déesse de Jade qui hantait ses rêves s’avère une chercheuse aux talents psy du concept Bluebeat.
D’autres points obscurs trouvent ici des explications. Jeffrey Lord y fait même son apparition !

Les recherches du savant Tesla ont abouti sur une Terre aux allures steampunk. L’auteur y joue des références, nous décrivant une réalité parallèle plaisante.
Par contre, il est plus difficile de suivre au niveau de l’intrigue, le lecteur peut aisément s’y perdre et ne plus savoir qui fait quoi.
En effet, Blade travaille pour les Américains, mais les Anglais attaquent, alors son cœur balance entre les deux camps. Le rôle des envoyés de la première heure du Projet Bluebeat n’est pas des plus clairs. La multiplicité des personnages plonge « L’Empire de Tesla » dans un certain chaos.
On ne peut dénier à ce roman son ambition, mais on peut regretter que ça parte dans tous les sens avec un manque de maîtrise. On retrouve aussi les défauts habituels de Blade avec une écriture pas travaillée autant qu’elle le mériterait. Là, le respect des délais n’est sûrement pas étranger à cette constatation.

Replacé dans le contexte, malgré ces critiques, Nemo Sandman signe un Blade qui sort du lot, avec une volonté de développer le monde parallèle visité par l’agent secret. De belles trouvailles parsèment les pages (les amazones de la police, l’avion cherchant J…) et des pistes donnent l’orientation des prochains opus.

Un volume charnière qui comblera les fans de Blade en leur montrant que l’inventivité est encore possible et que les auteurs leur réservent bien des surprises jusqu’au numéro 200.


Titre : L’Empire de Tesla
Auteur : Jeffrey Lord (adapté de l’américain par Nemo Sandman)
Couverture : Nemo
Éditeur : Gérard de Villiers
Collection : Blade
Numéro dans la collection : 195
Pages : 313
Site Internet : page roman (site éditeur) et Profil Facebook
Format (en cm) : 10,7 x 17,7
Dépôt légal : octobre 2010
ISBN : 978-2-7443-1652-4
Prix : 6,10 €



Également sur la Yozone :
- « L’Empire des Nécromanciens »
- « Génération Brutale »
- « Le Saboteur d’Harmonie »
- « Ce Monde ne Suffit pas »


François Schnebelen
2 avril 2011


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