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Ring
Film japonais de Hideo Nakata (1998)
Sortei nationale le 11 avril 2001


Genre  : fantastique
Durée
 : 1h35

Avec Nanako Matsushima (Reiko Asakawa), Katsumi Muramatsu (Koichi Asakawa), Rikiya Otaka (Yoichi Asakawa), Miki Nakatani (Mai Takano), Hiroyuki Sanada (Ryuji Takayama), Yuko Takeuchi (Tomoko Oishi), Hitomi Sato (Masami Kurahashi), Yoichi Numata (Takashi Yamamura), Yutaka Matsushige (Yoshino), Masako (Shizuko Yamamura), Daisuke Ban (Docteur Heihachiro Ikuma), Kiyoshi Risho (Omiya le Cameraman)

Profitant de l’absence de ses parents, une jeune adolescente japonaise reçoit une de ses copines à la maison. Bien évidemment, la discussion ne tarde pas s’orienter sur son escapade du week-end précédent, en compagnie de 3 autres lycéens. Elle lui explique, sur le ton de la plaisanterie, qu’ils se sont même passé la cassette « maudite » qui circule sous le manteau dans le pays. Puis, trahissant son trouble, elle ajoute que la projection s’est terminée sur un étrange coup de téléphone, comme celui qu’annonce la « fameuse » rumeur, c’est-à-dire sans interlocuteur au bout du fil. D’ailleurs, si tout ce que l’on raconte est exact - que ceux qui la regardent meurent exactement 7 jours après l’avoir visionnée - il ne devrait plus lui rester qu’une vingtaine de minutes à vivre.
Lorsque Reiko Akasawa, une jeune journaliste de troisième ordre, à la recherche d’un scoop salvateur, entend parler de cette légende urbaine, elle décide d’en faire le sujet de son prochain reportage. Mais, ce qui ne semblait n’être que simples divagations d’adolescents en recherche de frisson, va finir par rattraper ses investigations et pénétrer de plein pied dans sa morne existence. Tout d’abord, elle apprend que sa nièce a été retrouvée morte, en compagnie d’une de ses amies, laquelle est plongée, depuis lors, dans un état de catalepsie. Puis, elle découvre que les trois jeunes gens, avec qui sa nièce a passé le week-end précédent à Izu, ont également été retrouvé sans vie, le visage affreusement défiguré par un inexplicable rictus. Délaissant, comme à son habitude, son fils, la jeune femme va reproduire l’itinéraire des quatre adolescents. Elle se rend à Izu, loue le même bungalow et emprunte, à la réception du parc, une cassette vidéo, apparemment égarée par un client. Mais, à peine finit-elle de regarder cette suite d’images, aussi incompréhensibles que de mauvaise qualités, que le téléphone se met à sonner ...

C’est avec quelques années de retard que le public français peut finalement se confronter avec le phénomène « Ring ». Devenu un véritable culte au Japon, ce film d’épouvante de Hideo Nakata est en fait le premier volet d’un trilogie, complétée ultérieurement d’une séquelle, puis d’une préquelle, ainsi que d’une série télévisée (rien que ça). Bien loin des standards usités (voir usés) par les productions du genre, c’est par son climat oppressant, une concision extrême des dialogues et un surréalisme latent, que le réalisateur fait peu à peu monter la tension. Tout en nous proposant un voyage au cœur du Japon et de ses traditions familiales, « Ring » nous parle du malaise de cette société en overdose technologique. Pas de sang, violence ou avalanche d’effets spéciaux, l’arme de la peur, ici, c’est la suggestion. C’est d’ailleurs sur un rythme assez lent, servi par une partition musicale discrète, envoûtante et efficace, que « Ring » alterne les ambiances, passant des intérieurs parfaitement éclairés aux décors et éclairages naturels, dans lesquelles Nakata fait évoluer ses protagonistes. A l’image du rictus crispé de chaque victime, les personnages, en plein maelström émotionnel - la femme, l’ex-mari et l’enfant, dont le devenir se retrouve confronté à la malédiction - communiquent leurs angoisses, tout d’abord, puis l’effroi, par l’intermédiaire des expressions de leurs visages.

Ce n’est qu’après 1h30 de terreur indicible que Hideo Nakata nous dévoile finalement le mécanisme pervers de la diffusion du Mal. Une malédiction dont nous pourrions tous, un jour ou l’autre, être les agents propagateurs, procurant, de la sorte, un trouble qui se poursuit au-delà de la projection du film.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : Ringu

Réalisation : Hideo Nakata
Scénario : Hiroshi Takahashi d’après le roman de Kôji Suzuki
Producteur exécutif : Masato Hara
Producteurs : Takashige Ichise, Shinya Kawai, Takenori Sento
Producteur associé : Makoto Ishihara
Musique originale : Kenji Kawai
Photographie : Junichirô Hayashi
Superviseur artistique : Iwao Saito
Décors : Nobumasa Oniwa
Son : Kenji Kawai
Montage : Nobuyuki Takahashi
Effets spéciauxet visuels  : Hajime Matsumoto

Production : Kadokawa Shoten Publishing Company, Ltd.
Distribution : Haut et Court

INTERNET

http://www.ring-lefilm.com/


11 avril 2001



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